Publié dans Politique

Bâtonnier Hubert Raharison - « La Justice doit aller jusqu’au bout de l’affaire Claudine R. »

Publié le jeudi, 04 mai 2017

 

Que la Justice fasse la lumière sur cette affaire et que Claudine Razaimamonjy soit jugée. C’est le souhait du président de l’Ordre des avocats de Madagascar, Maître Hubert Raharison, au cours d’une conférence de presse dans ses bureaux à Anosy,

hier en fin de matinée. S’exprimant sur cette affaire dont les péripéties continuent d’alimenter les chroniques, celui qui a été réélu pour la troisième fois consécutive en tant que bâtonnier a estimé que : « La Justice doit aller jusqu’au bout. Il faut éviter que des personnes ne soient pas jugées. Il ne doit  y avoir aucune impunité », rajoutant que « Il faut juger cette affaire. La procédure doit aller jusqu’à son terme et ne pas rester en suspens ». Il a par ailleurs suggéré qu’il fallait  « laisser la Justice travailler en totale liberté sans pression venant de quelque part ou de qui que ce soit ». Durant son intervention, le bâtonnier a également appelé à « cesser les empiètements dans les fonctions au niveau de la Justice » qui serait l’une des principales causes des maux au niveau du monde judiciaire. « Il existe des directions au niveau du ministère de la Justice qui sont censées suivre le déroulement d’une procédure judiciaire et qui doivent prendre les mesures nécessaires en cas d’irrégularités. Actuellement, c’est une association qui effectue ce suivi », explique-t-il, sans précision aucune sur le nom de l’association en question. Et lui de s’interroger : « Qui a donc raison actuellement, ceux qui font de l’ingérence ou ceux qui n’ont pas fait leur travail ? ».

Assise 

Le bâtonnier relativise toutefois. Il refuse de donner de l’importance à cette affaire. « Cette affaire ne nous intéresse pas outre mesure. Tous les jours, des personnes placées sous mandat de dépôt sont admises à l’hôpital. Ce n’est pas la première fois. Chaque jour, il y en a», dit-il, s’étonnant toutefois de ce qu’il semble qualifier de deux poids deux mesures. « Ce n’est également  pas la première fois qu’il y a une évacuation sanitaire. Un haut gradé avait été envoyé à l’extérieur pour une évacuation sanitaire. Pourquoi n’y a-t-il jamais eu de bruits comme actuellement ? », s’interroge-t-il. Concernant le mandat de dépôt prononcé par la Chaîne pénale anti-corruption contre l’opératrice économique, le bâtonnier est resté dans la même lignée. « Ne souvenez-vous pas que deux hauts dirigeants ont été sanctionnés par la Justice ? Ces décisions de justice restent en vigueur actuellement. Quelle est la suite de ces décisions ? Ou bien y a-t-il des décisions qui doivent être appliquées et d’autres non ? », se questionne-t-il. Pour cet avocat du barreau, remettre de l’ordre dans le domaine de la Justice malgache devrait être priorisé au détriment de cette affaire. Maître Hubert Raharison annonce par ailleurs la tenue prochaine d’une assise entre les acteurs du monde de la Justice afin de réfléchir ensemble sur les problèmes qui minent actuellement ce domaine et pour dégager des solutions.

Recueillis par L.A.

 

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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