Publié dans Politique

13 mai - Une commémoration sans Alain Ramaroson

Publié le dimanche, 14 mai 2017

Morose. La commémoration du 45e anniversaire du 13 mai 1972 l’a été. Ce fut également la première fois que le politicien Alain Ramaroson, fervent défenseur des mouvements de révolution populaire à Madagascar dont celui de 72, a été absent.

Le numéro un du parti « Masters » est placé sous mandat de dépôt à la prison d’Antanimora où son « séjour » vient même d’être prolongé de quelques mois. Rappelons que l’arrestation de l’ex-membre du Conseil supérieur de la Transition (Cst) remonte au 3 août 2016 pour faux et usage de faux, suite à une plainte déposée par un membre de son cercle familial. Depuis, il a été placé en détention préventive à Antanimora en attendant son procès.  Au rythme où vont les choses, l’ancien membre du Cst risque encore de passer un premier 26 juin, voire un 2e Noël en prison. Malgré cette absence significative, les proches d’Alain Ramaroson ont tenu à honorer ce devoir de mémoire en se relayant aux groupements politiques qui ont effectué un dépôt de gerbes sur la place du 13 Mai. Durant les commémorations précédentes, le politicien ne manquait pas de lancer des critiques à l’endroit du régime.

Défilé 

Plusieurs acteurs politiques ont tenu à commémorer la date du 13 mai. Les premiers arrivés sur les lieux furent la conseillère municipale, Lalatiana Ravololomanana et consorts. Ils furent suivis par maître Willy Razafinjatovo dit Olala et quelques-uns de ses compagnons de lutte, cet avocat qui ne rate pas une seule commémoration du 13 mai car ayant été parmi les jeunes étudiants leaders de mouvement à cette époque. Les représentants du « Masters » d’Alain Ramaroson ont pris le relais un peu plus tard. Le défilé des politiciens a été clôturé par celui de la plate-forme Rmtf ou « Rodoben’ny Malagasy tia tanindrazana ho an’ny fanorenana », dont environ une dizaine de ses membres ont été présents sous la houlette du pasteur Edouard Tsarahamy. Une journée sous très haute surveillance également puisque très tôt dans la matinée, les lieux furent déjà quadrillés par des centaines d’éléments des Forces de l’ordre. Outre ce déploiement spectaculaire d’agents armés de l’Emmo-sécurité, la journée du 13 mai 2017 s’est déroulée comme une commémoration ordinaire !

S.R.

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Editorial

  • Elan national
    Les portes de la Commission mixte, Malagasy et Français chargée de trancher sur le sort des îles Eparses, s’ouvriront ce lundi 18 novembre 2019 à Antananarivo (Andafiavaratra) avec en toile de fond un tableau apparemment contrasté. D’une part, la récente déclaration, incendiaire et provocante, d’Emmanuel Macron aux îles les Glorieuses  « Ici c’est la France ! » De l’autre, la détermination de Madagasikara de vouloir « récupérer » à tout prix les îles malagasy sournoisement appelées « îles éparses ». Les autorités malagasy, soutenues par l’ensemble de l’opinion nationale, campent sur leur position à savoir les cinq perles dites îles Eparses (Europa, Bassa da India, Juan de Nova, les Glorieuses et Tromelin) sont malagasy et ce conformément aux deux résolutions de l’Assemblée Générale des Nations Unies du 12 septembre 1979 portant n° 34/91 et du 11 décembre 1980 n°35/123.  

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