Publié dans Politique

Détournement de deniers publics - Claudine Razaimamonjy demande une liberté provisoire

Publié le lundi, 15 mai 2017

Vers un nouveau rebondissement dans l’affaire Claudine Razaimamonjy. Après l’épisode d’évacuation sanitaire à l’île Maurice, puis le séjour d’hospitalisation interminable à l’hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona, la milliardaire prévoit de tenter une nouvelle démarche. D’après une source proche du dossier, la conseillère présidentielle prévoit d’effectuer une demande de libération provisoire (Lp) par le biais de son avocat. Une demande dans ce sens aurait même déjà été déposée. L’on apprend même que la propriétaire de l’hôtel A&C entend appuyer sur le bouton « forcing » pour obtenir gain de cause. Autrement dit, elle pourrait jouer la carte de son statut en tant que proche du régime pour bénéficier effectivement d’une Lp.

En principe, aucune demande de Lp ne peut s’exécuter avant que l’enquête au fond soit effectuée. Ce qui n’est pas encore le cas en ce moment. Claudine Razaimamonjy étant, de surcroît, accusée de détournement de deniers publics, elle ne devrait donc pas bénéficier d’une Lp. En effet, d’après une source judiciaire, le mandat de dépôt est systématique pour un suspect impliqué dans un détournement de deniers publics. Jusqu’au procès, aucune Lp n’est possible en l’occurrence. Il revient au juge de décider, au moment du procès, de prononcer une peine d’emprisonnement ou de relaxer le prévenu.

Bruits de couloir

L’information relative à la demande de Lp avait déjà alimenté les bruits de couloir dans la soirée même de l’évacuation de Claudine Razaimamonjy à l’Hjra, le 7 avril. Dans la soirée, une délégation composée des proches d’Iavoloha a débarqué dans la chambre qui hébergeait Claudine Razaimamonjy. Selon les indiscrétions, le recours à la demande de Lp avait déjà été avancé. Quelques heures avant, la milliardaire avait été auditionnée auprès du Parquet de la Chaîne pénale anti-corruption, aux 67ha. A l’annonce de la décision du Parquet de la placer sous mandat de dépôt, la conseillère spéciale d’Iavoloha a eu un malaise qui s’est ensuivi d’une évacuation immédiate à l’Hjra.  Elle a, par la suite, pu bénéficier d’une évacuation sanitaire à l’île Maurice avant de retrouver son lit d’hôpital dans la chambre 126 de l’Hjra.  

Hier, vers 18h30, de fortes rumeurs ont laissé entendre que cette proche conseillère de Hery Rajaonarimampianina avait quitté son lit d’hôpital pour une direction inconnue. Un « fait nouveau » qui pourrait conforter une nouvelle tentative d’affranchir la conseillère du Président de tout passage en prison voire de l’extraire des mains de la Justice.

Recueillis par Sandra R.

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Editorial

  • Qu’elle se fâche !
    Un quotidien de la place, proche du régime, titrait à la Une de son journal ce week-end dernier « L’Union africaine se fâche ». Ce média faisait longtemps référence, journalistiquement parlant, dans le pays. Mais depuis que son patron fit allégeance au grand manitou du pouvoir en place, il va à contre-sens du vent qui souffle à travers tout le pays, en ce moment, et change son fusil d’épaule. Petite parenthèse !   Après avoir pris acte des rapports des émissaires dépêchés dans la Grande île, le président de la Commission de l’Organisation de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, aurait tapé sur la table. En fait, devant l’échec sans appel de la médiation initiée par l’Organisation continentale dirigée sur place par le diplomate algérien Ramtane Lamamra, l’envoyé spécial, en coordination avec Joaquim Chissano, de la SADC et d’Abdoulaye Bathily de l’ONU, l’Union africaine (UA) se fâche. Elle déplore, dit-on, l’« intransigeance » des parties concernées. Vu…

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