Publié dans Politique

Présidence de la République - Deux proches du Président limogés

Publié le jeudi, 18 mai 2017

Début de cyclone ou vent de changement ? Deux proches du Président de la République viennent d’être écartés du cercle d’Iavoloha. Il s’agit d’Idealson et de Nicole Andrianarivoson qui ont occupé respectivement la fonction de directeur d’études juridiques à la Présidence de la République et de conseillère spéciale.

 Le Conseil des ministres de jeudi dernier a en effet limogé le directeur d’études juridiques. Celui-ci dans la vie syndicale tient un poste de conseiller au sein du Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm). Il y a certainement un lien entre ce limogeage d’Idealson et son appartenance dans cette entité qui, ces derniers jours, a fait des pieds et des mains pour réclamer le respect de l’Etat de droit, ainsi que la non ingérence de l’Exécutif dans le milieu judiciaire. Une interpellation dans ce sens a été effectuée par le Smm et qui n’a pas été du goût de l’Etat en général et de la Primature en particulier. La seconde explication a trait à l’intervention de l’intéressé lors d’une émission sur une télévision privée. Interrogé sur l’utilité ou non d’une motion de censure à l’endroit du Gouvernement, il a renvoyé la balle aux députés, les seuls à avoir cette prérogative suivant la Constitution. De cette force des parlementaires, Idealson leur a conseillé d’user ou non ce privilège en leur âme et conscience et qu’ils ne soient pas dictés par une quelconque dotation de 4x4 ou de mallette. « Vous êtes les représentants du peuple, jugez la situation actuelle de la population et tirez la conclusion qui s’impose », lançait l’ex-directeur des études juridiques de la Présidence, avant d’ajouter que certains ministres du Gouvernement ne méritent plus d’occuper un tel poste. Une vérité qui sans l’ombre d’un doute a blessé des membres du cercle des conseillers du Président de la République. Si le limogeage d’Idealson est plus qu’officiel, celui de Nicole Andrianarivoson reste pour le moment au stade des discussions de salon. Etant donné que la nomination des conseillers spéciaux relève d’un décret interne et ne passe pas en Conseils des ministres, tout recoupement s’avère un parcours du combattant. Mais des sources concordantes affirment que Nicole Andrianarivoson n’est plus en odeur de sainteté avec l’équipe de la Présidence, alors qu’elle figurait parmi les premiers à faire partie de la garde rapprochée de Hery Rajaonarimampianina tout comme Rachid, Henry Rabary Njaka et bien d’autres. La lutte intestine entre les conseillers s’avère la principale raison de cette mise à l’écart, d’après les indiscrétions, mais elle aurait également été causée par la demande incessante des bailleurs de fonds. Dans ce cas, on s’interroge de cette ingérence des pays étrangers dans une affaire interne des Malagasy et de surcroît concernant le choix particulier du Président de la République. Lui qui, lors de son investiture à Mahamasina, a pourtant demandé haut et fort de le laisser choisir librement ses amis…

R. Michel

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  • Le mensonge d’Etat
    Richard Yung, sénateur français de « la république en marche », de passage au pays, déclarait à l’issue d’une interview qu’il avait accordée à un quotidien de la place que « la France n’a pas de candidat ». Une déclaration qui laissait évasifs et perplexes les analystes des relations existant entre la France et l’Afrique les cinquante dernières années. Certains même la qualifient de dilatoire. En fait, Mr Yung corrobore ce que le nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, annonçait devant les étudiants burkinabé à Ouagadougou le 28 novembre 2017 selon lequel « qu’il n’y avait pas de politique africaine de la France ».

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