Publié dans Politique

Claudine Razaimamonjy - Feu vert au Bianco pour de nouvelles enquêtes

Publié le mardi, 13 juin 2017

Le pire (ou le meilleur, selon l’angle de vue) reste encore à venir dans l’affaire Claudine Razaimamonjy. Après son incarcération à la prison d’Antanimora, la dame fortunée du Hvm devra faire l’objet d’une enquête au fond concernant deux dossiers dans lesquels elle est poursuivie pour favoritisme dans l’attribution de marchés publics, de détournement de deniers publics,

de recel de détournement de deniers publics, d’abus de fonction et de blanchiment d’argent avec 5 autres suspects. Par ailleurs, 4 autres dossiers, avec des charges plus aggravées, pendent encore au niveau du Bureau indépendant anti – corruption. L’enquête dans ce sens pourra donc reprendre son cours étant donné que l’état de santé de la « prévenue » est maintenant stable. D’ailleurs, la commission spéciale a considéré qu’il n’y avait plus besoin d’hospitalisation. Depuis la soirée d’avant – hier, de fortes rumeurs ont laissé entendre que la propriétaire d’A&C a été transférée à la prison de Manjakandriana, ou encore à Mantasoa. Une source bien informée au sein de l’administration pénitentiaire a confirmé que Claudine Razaimamonjy se trouve toujours à Antanimora, dans le quartier des femmes. « Elle est accueillie comme tous les autres détenus et ne reçoit aucun traitement de faveur », assure notre source.

Réserves du Smm Dans un communiqué hier, le Smm émet des réserves

 « quant à  la poursuite de l'enquête que nous espérons  ne plus faire objet d'entrave à la Justice », selon ses termes. Le syndicat insiste sur ses autres points de revendications jusqu'à obtention complète de celles-ci. Les magistrats rappellent que leurs revendications sont « purement syndicales  et n'ont d'autres motivations que de défendre les intérêts de leur profession et de leurs membres dont l'application de la loi est conditionnée par l'effectivité de l'Etat de droit et la lutte contre l'impunité ainsi que la lutte pour l'indépendance de la Justice ».  Réagissant sur le transfert de Claudine Razaimamonjy, Clément Jaona, vice – président du Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm) considère que « ce transfert à Antanimora constitue un acte normal pour tout justiciable ». « Il n’est pas question d’acharnement sur Claudine Razaimamonjy, il s’agit juste d’un cas flagrant de non-respect de décision de justice que nous tenons à contester », soutient le numéro deux du Smm. Après les deux journées d’indignation des magistrats, cette incarcération est un geste de la part de l’Etat. En revanche, le Smm attend l’aboutissement de la poursuite judiciaire contre Riana Andriamandavy VII ainsi que l’exécution des toutes les autres décisions de justice, dont le cas de Air Madagascar.  A cela s’ajoute, l’interpellation des auteurs principaux qui est aussi exigée puisqu’aux yeux de la loi, la milliardaire est considérée comme receleur des deniers publics détournés.  Du côté des citoyens, le mouvement Wake Up Madagascar a également réagi en affirmant que « cette affaire est loin d’être close » et rappelle les autres affaires qui impliquent la milliardaire.

Le transfert vers Manjakandriana se précise

D’après des informations de dernières heures que nous avons obtenues dans la soirée, le transfert de Claudine Razaimamonjy vers la prison de Manjakandriana se précise. Un transfert qui devait s’effectuer hier même. Ce rebondissement ne manquera pas de créer des remous au sein de l’opinion publique car remet en question le traitement de la conseillère présidentielle au même titre que les autres simples détenus. Par ailleurs, la crainte d’une nouvelle « évasion organisée » refait aussi surface.

Sandra R.

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Editorial

  • Quid du logement !
     Le cyclone tropical Ava frappa durement l’île d’est en ouest et laissa d’importants dégâts. Pertes en vies humaines, destructions des infrastructures de base,  cultures vivrières endommagées et demeures en désolation. En gros, un douloureux bilan.  Le cas hypothétique des habitations humaines nous attire particulièrement l’attention  dans cette colonne. A chaque fois qu’une tempête ou autre débarque, on s’empresse souvent à noter, après avoir constaté les dégâts humains, les ravages des maisons d’habitation. Des milliers de sans abris ne trouvaient où se réfugier. Il faut souligner qu’avec le travail et la nourriture, la demeure humaine ou l’abri fait partie des trois besoins basiques de l’homme. Les indicateurs de base de la pauvreté se concentrent surtout à ces trois éléments incontournables. Domaines où la plupart des dirigeants politiques, inaptes et incompétents, trébuchent. Des écueils où ils ne parviennent jamais à surmonter. La politique du logement n’existe nulle part ailleurs.

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