Publié dans Politique

Insécurité à Antananarivo - Terreur sur la ville !

Publié le mardi, 13 juin 2017

Les histoires d’acte criminel contées sont devenues monnaie courante. Il se passe rarement de jours sans que des actes de ce genre ne soient rapportés dans la presse locale. Aujourd’hui les tananariviens ont peur, pris en otage par la violence, l’insécurité ambiante et la criminalité dans les rues. Les sentiments de vulnérabilité et de peur ambiante gagnent toutes les couches sociales de la capitale et de ses environs. L’attaque à main armée perpétrée par des bandits à Sabotsy Namehana en fin de semaine, et qui a fait un mort, reste encore présente dans les esprits.

Durant le même week-end, il y a également eu la tentative de kidnapping d’un couple de Malagasy à Maibahoaka Ivato.  Avant cette tentative de rapt raté, il y a eu deux kidnappings qui ont réussi dont l’un n’a pas encore connue une fin heureuse.  La population tananarivienne en particulier reste encore en émoi suite à la découverte de deux corps inertes à Antsakaviro et à Anosy avant-hier. L’insécurité bat son plein dans l’agglomération de la ville. Il y aussi toutes les victimes des quatre coins de la Capitale dont on ne parle pas, et qui souvent ne se plaignent même pas auprès de la Police. Les réactions, face à ces actes de violence, sont de plus en plus vives, et avec l’avènement des réseaux sociaux dans notre monde, ces réactions après agression fleurissent sur Internet. Les «  statuts », articles, vidéos ou photos sont lus, partagés et commentés par tous, et ils relatent par exemple les agressions violentes voire le plus souvent meurtrières.  

Devant la multiplication des cas d'agression et de vols, certaines populations préfèrent prendre les devants. Bon nombre de personnes regagnent au plus vite leur domicile après le travail, de peur de tomber dans les filets des malfaiteurs munis d’armes blanches et parfois même d'armes à feu. En tout cas, la situation se dégrade et la recrudescence de la délinquance devient de plus en plus palpable par la majeure partie de la population tananarivienne. Cette insécurité grandissante donne du grain à moudre à ceux qui pensent que les pouvoirs publics ont démissionné de leurs missions régaliennes parmi lesquelles se trouve la protection des citoyens. Les Tananariviens en particulier et les Malagasy en général sont nombreux à penser que le Gouvernement les abandonne à leur triste sort.   Les mesures à court et moyen termes annoncées par le Chef du Gouvernement de  « combat »  tardent à se faire ressentir au niveau du quotidien de la population. La déclaration 

du Président de la République Hery Rajaonarimampianina avant-hier, en marge de l’inauguration des travaux d’extension de l’aéroport d’Ivato, conforte la thèse d’une démission de l’Etat. Afin de pallier à cette insécurité galopante, il a requis l’instauration des comités de vigilance.  En clair, le Chef de l’Etat demande à des citoyens déjà fatigués de leur dure journée de labeur, de veiller également la nuit… Devant la multiplication des cas d’agression et de vols, certaines populations attendent des mesures concrètes de la part de l’Exécutif. Citons pêle-mêle, l’utilisation à bon escient les forces de l’ordre, gendarmes et policiers, et de leur donner les moyens adéquats ainsi que la donation à la mairie de la ville des ampoules pour les poteaux dont la plupart en sont dépourvues. 

L.A.

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Editorial

  • Quid du logement !
     Le cyclone tropical Ava frappa durement l’île d’est en ouest et laissa d’importants dégâts. Pertes en vies humaines, destructions des infrastructures de base,  cultures vivrières endommagées et demeures en désolation. En gros, un douloureux bilan.  Le cas hypothétique des habitations humaines nous attire particulièrement l’attention  dans cette colonne. A chaque fois qu’une tempête ou autre débarque, on s’empresse souvent à noter, après avoir constaté les dégâts humains, les ravages des maisons d’habitation. Des milliers de sans abris ne trouvaient où se réfugier. Il faut souligner qu’avec le travail et la nourriture, la demeure humaine ou l’abri fait partie des trois besoins basiques de l’homme. Les indicateurs de base de la pauvreté se concentrent surtout à ces trois éléments incontournables. Domaines où la plupart des dirigeants politiques, inaptes et incompétents, trébuchent. Des écueils où ils ne parviennent jamais à surmonter. La politique du logement n’existe nulle part ailleurs.

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