Publié dans Politique

Claudine R. placée à Manjakandriana - Un flagrant traitement de faveur

Publié le jeudi, 15 juin 2017

C’est officiel ! Claudine Razaimamonjy a été transférée à la prison de Manjakandriana. Bien que les bruits de cet éventuel transfert couraient déjà depuis son incarcération lundi, l’opération n’a finalement été effectuée qu’hier après – midi vers 14h. L’information a été confirmée par une source au niveau de l’administration pénitentiaire.

Notons que l’établissement pénitentiaire de Manjakandriana est destiné à l’incarcération des femmes. La milliardaire n’aura donc fait qu’une « escale » à la maison centrale d’Antanimora où elle n’est restée que  72 heures. Selon une autre source à Antanimora, la décision de ce transfert a été prise par le ministère de la Justice. Des raisons de sécurité  sont avancées comme motif de ce transfert. Pourtant, d’après toujours notre source, seules les détenues ayant fait l’objet d’une condamnation peuvent franchir les portes de cette prison. Une fois de plus, ce déplacement à Manjakandriana démontre un flagrant traitement de faveur pour la dame Hvm. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’elle fait l’objet d’un tel traitement.
Privilèges
Malgré les opérations de communication du régime, la propriétaire d’A&C est loin d’être mise sur le même pied d’égalité que les autres prévenus. A commencer par son escapade à l’île Maurice qui fut maquillée en évacuation sanitaire puisque la dame n’est restée à la Clinique Fortis Darné que quelques jours. Elle a profité de deux semaines de liberté avant de revenir au pays pour être ré – hospitalisée. Toujours dans ce registre de traitement privilégié, l’on ne peut omettre de  rappeler la conférence de presse nocturne donnée par le ministre de la Justice, Charles Andriamiseza à Faravohitra le 5 avril dernier, alors que Claudine Razaimamonjy était gardée à vue par le Bianco à Ambohibao, deux jours après son interpellation devant le Palais des sports de Mahamasina. L’intervention tardive du numéro un de Faravohitra (à 22h30 du soir) portait uniquement sur l’affaire Claudine Razaimamonjy. Le Garde des Sceaux avait alors crié à la détention arbitraire en pointant du doigt une violation du droit de la défense. Il avait également souligné que le délai de 48h de garde à vue avait expiré et est allé jusqu’à exiger la libération de la milliardaire. Ce qui a été démentie par le Bianco qui a soutenu qu’au terme d’une première garde à vue, la conseillère spéciale d’Iavoloha a de nouveau été interrogée pour un 2nd dossier.
Bref, continuer d’affirmer que le cas Claudine Razaimamonjy est un cas comme les autres relève tout simplement du canular. Reste à voir si ce favoritisme continuera dans le traitement du dossier jusqu’à la tenue du procès !
S.R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Corruption dans l’administration - Un maire et un géomètre sous détention provisoire
  • Destitution de Robert Mugabe - Leçon à retenir pour les Présidents amoureux !
  • Docteur honoris causa - Qui a induit en erreur Hery Rajaonarimampianina ?
  • Mauvaise gouvernance - Les Evêques dénoncent les mensonges et la démagogie en haut lieu
  • Séjour irrégulier à Madagascar - L'Etat joue avec le feu
  • Ambanja - Recrudescence de vol de vanille immature
  • Affaire « Villa Elisabeth » - Plusieurs individus auditionnés par le Bianco
  • Salon international de l'habitat - Evolution du professionnalisme des acteurs de la construction
  • Antsakabary - L'exaction policière filmée
  • Coliseum Antsonjombe - La Première dame snobe les collégiens

Editorial

  • De façon draconienne !
     Les grands pays occidentaux, au tout début de l’industrialisation et du grand boum des activités industrielles entre les 18e et 19e siècles, furent des pays d’accueil. En effet, la révolution industrielle qui exigeait pour une pleine expansion et une rentabilité rapide demandait une main-d’œuvre abondante et …moins chère. Les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, à titre d’exemple, recevaient à bras ouverts les migrants arrivés sur leurs sols.

A bout portant

AutoDiff