Publié dans Politique

Claudine Razaimamonjy - A faire taire impérativement

Publié le vendredi, 16 juin 2017

Sans plus aucune retenue. Le régime en place use et abuse de tous les moyens à sa disposition afin d’améliorer autant que faire se peut les conditions carcérales de Claudine Razaimamonjy. L’objectif de cette gymnastique n’est autre que d’éviter coûte que coûte que cette femme d’affaires ne soit exaspérée par son incarcération et se mette à dévoiler certaines vérités compromettantes, non seulement pour  certaines personnalités au  pouvoir mais également pour le régime tout entier.

Autrement dit, il s’agit  en fait de la faire taire  impérativement. Selon certaines indiscrétions en effet, la patronne de l’hôtel A&C Ivato aurait menacé de se livrer à un déballage si jamais elle met un seul pied à la prison d’Antanimora. Une menace lancée à l’endroit de ceux qui s’aviseraient à la laisser à son triste sort. Et visiblement, c’est ce qui a contraint les autorités à tout faire pour essayer de lui éviter d’être derrière les barreaux. Il en a été ainsi, d’abord, de son maintien  à l’hôpital Hjra sans même passer par l’avis du médecin chef de la prison comme il se doit, ensuite de son évacuation sanitaire à l’île Maurice en total irrespect des procédures requises en la matière, puis de sa réadmission au même hôpital Hjra sitôt son retour au pays, et enfin de ce transfert à la prison de Manjakandriana pour de soi-disant « raisons de sécurité ».On se demande cependant jusqu’à quand les protecteurs de l’ancienne pensionnaire de la chambre 126 de l’Hjra pourront lui assurer les traitements de faveur dont elle a bénéficié jusqu’ici. Car à ce qu’on sache, non seulement la procédure qui a valu à cette baronne du régime d’être placée sous mandat dépôt est encore loin de connaître son épilogue, mais il se trouve également que pas moins de quatre affaires la concernant sont encore en instance auprès du Bianco. Des affaires qui, d’après les éléments d’information qui ont filtré, sont plus graves, et de très loin, par rapport aux deux premières déjà en cours et qui pourront donc lui valoir une prolongation de sa détention préventive. Tout ceci pour dire que la milliardaire est loin d’être sortie de l’auberge et que ceux qui la protègent doivent donc faire preuve d’imagination  -  et d’endurance  -  pour continuer à lui éviter de connaître ce que vit tout détenu de droit commun à Madagascar. Beaucoup s’interrogent sur les « raisons de sécurité » ayant motivé le transfert à la prison de Manjakandriana  de Claudine Razaimamonjy? Craint-on que, quelque part, certains seraient tentés par la solution de facilité consistant à la faire taire …définitivement ?
Hery M.

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Editorial

  • Quid du logement !
     Le cyclone tropical Ava frappa durement l’île d’est en ouest et laissa d’importants dégâts. Pertes en vies humaines, destructions des infrastructures de base,  cultures vivrières endommagées et demeures en désolation. En gros, un douloureux bilan.  Le cas hypothétique des habitations humaines nous attire particulièrement l’attention  dans cette colonne. A chaque fois qu’une tempête ou autre débarque, on s’empresse souvent à noter, après avoir constaté les dégâts humains, les ravages des maisons d’habitation. Des milliers de sans abris ne trouvaient où se réfugier. Il faut souligner qu’avec le travail et la nourriture, la demeure humaine ou l’abri fait partie des trois besoins basiques de l’homme. Les indicateurs de base de la pauvreté se concentrent surtout à ces trois éléments incontournables. Domaines où la plupart des dirigeants politiques, inaptes et incompétents, trébuchent. Des écueils où ils ne parviennent jamais à surmonter. La politique du logement n’existe nulle part ailleurs.

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