Publié dans Politique

Smm à Mahazoarivo - Une première rencontre infructueuse

Publié le vendredi, 14 juillet 2017

A la suite de nombreuses interpellations, le Syndicat des magistrats de Madagascar (Smm) a finalement eu l’occasion de se faire entendre par l’Exécutif. Après 4 jours d’arrêt de l’appareil judiciaire, des pourparlers entre les magistrats et le Premier ministre (Pm), Mahafaly Solonandrasana Olivier  se sont tenus hier au palais de Mahazoarivo. Une première rencontre qui fut a priori infructueuse, à voir la réaction des magistrats à la sortie du bureau de la  Primature et qui furent très avares en commentaire sur le moment.

Quelques membres du bureau du Smm ainsi que quelques magistrats faisaient partie de la délégation dirigée par Clément Jaona, un des vices-présidents du Smm. D’après le compte-rendu de Tiaray Fanahimanana, porte-parole et non moins vice-président du syndicat, aucune solution n’a encore été trouvée.  Il admet que « l’insatisfaction était partagée des deux côtés ». Le Pm s’est enquis des grandes lignes de leurs revendications et a écouté leurs explications. Par la suite, les deux côtés ont avancé des propositions. Le chef du Gouvernement a proposé la mise en place d’une structure tripartite, composée de représentants du ministère de la Justice, du Smm ainsi que de la Primature. Il a également demandé la cessation de la grève. Des propositions que le numéro deux de l’Exécutif a confirmées lors d’un entretien avec la presse, en marge de la célébration de la Fête nationale française, à Ivandry, hier même. « L’indépendance de la Justice est inscrite dans la Constitution, et ce n’est pas le Président qui va contredire les magistrats sur ce point », a-t-il souligné.
Grève maintenue
Pour sa part, le Smm a aussi avancé des propositions en insistant sur les engagements de l’Etat par rapport à la question d’indépendance de la Justice. « Nous avons exigé à ce que l’Etat prenne des mesures draconiennes par rapport à l’ingérence sur les affaires judiciaires commises par des politiciens ou autres personnalités influentes » a affirmé le vice-président du Smm. Une proposition que le Pm affirme avoir « pris acte » au cours de la rencontre. Il n’est plus à rappeler que le haro sur l’instrumentalisation de la Justice figure aussi parmi les principales requêtes des magistrats.  Concernant la cessation de la grève, Tiaray Fanahimanana affirme que la décision de grève générale pour une durée de 7 jours a été prise en assemblée générale et doit donc être respectée. « La grève prendra fin lundi, comme annoncé », soutient le vice-président du syndicat. Un compte-rendu de la rencontre à Mahazoarivo sera fait auprès des autres magistrats, lundi prochain, avant une nouvelle étape dans ce mouvement. Par ailleurs, la tenue d’une nouvelle assemblée générale extraordinaire du Smm n’est pas à exclure.
Sandra R.

1 Commentaire

  • Posté par Tabanas
    samedi, 15 juillet 2017

    Vu de l'extérieur et par un pauvre vazaha lany mofo, j'ai l'impression que c'est le voleur ( prenons par exemple le PM, mais il s'agit là que d'une simple supposition) qui prend acte de ce que peux bien penser le juge, tout en laissant entendre qu'il lui donnera son point de vu. C'est du grand art, les militaires diraient c'est un "enfumage" Reste à savoir si les magistrats veulent revernir leurs images ou................. eux infliger une réponse sans appel au voleur; ce qui serait un bon début vers des jours meilleurs pour le peuple malgache

    Rapporter

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Privation de discours à Vohipeno - La colère très mal placée de Hery Rajaonarimampianina
  • Déplacements de Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina - Le régime aux abois
  • Manifestations publiques interdites - Les catholiques font de la résistance
  • Régime Hvm - S’expliquer pour mieux couler !
  • Rencontre avec les Tananariviens - Manifestation des députés Tim -Mapar maintenue
  • Ramena – Antsiranana II - Abus de pouvoir d’un ancien maire
  • Conjoncture politique - Prédiction d’une semaine… « révolutionnaire » !
  • Ihanta Randriamandranto - « Non à l’anarchie, remettons de la discipline »
  • Rapport des députés du TIM et du MAPAR - Rendez-vous avec les Tananariviens ce samedi à l’Hôtel de ville
  • De Mahajanga à Vohipeno - Week-end noir de Hery Rajaonarimampianina

La Une

Editorial

  • Le mensonge d’Etat
    Richard Yung, sénateur français de « la république en marche », de passage au pays, déclarait à l’issue d’une interview qu’il avait accordée à un quotidien de la place que « la France n’a pas de candidat ». Une déclaration qui laissait évasifs et perplexes les analystes des relations existant entre la France et l’Afrique les cinquante dernières années. Certains même la qualifient de dilatoire. En fait, Mr Yung corrobore ce que le nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, annonçait devant les étudiants burkinabé à Ouagadougou le 28 novembre 2017 selon lequel « qu’il n’y avait pas de politique africaine de la France ».

A bout portant

AutoDiff