Publié dans Politique

Tiako i Madagasikara - Le congrès à Mandritsara interdit par l’Etat

Publié le dimanche, 16 juillet 2017

Le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana semble allergique de tout ce qui sent Marc Ravalomanana. Visiblement, le locataire de Mahazoarivo, qui est aussi ministre de l’Intérieur à la fois, est passé à une action plus énergique contre le camp de l’ancien président après les fortes consignes verbales données la semaine passée.

Le même scénario que lors de la célébration du 15e anniversaire du Tiako i Madagasikara se produit à Mandritsara. Les partisans de l’ancien parti au pouvoir envisagent d’organiser dans la capitale d’Androna son congrès régional jeudi prochain. Le chef de District a validé la demande d’autorisation adressée par l’organisateur.
Interdite
Mais, aux dernières nouvelles, le représentant de l’Etat a dû rebrousser chemin sur ordre du Premier ministre. Il est donc contraint de retirer l’autorisation exactement comme l’a fait le préfet de police d’Antananarivo à la veille du 8 juillet au sujet du stade municipal de Mahamasina. Le député Guy Rivo Randrianarisoa a toutefois dit ne pas en être au courant. L’on a appris aussi la tenue à l’hôtel Sunny à Ambalamanasa,
Toamasina, la tenue d’un conclave à huit clos dirigée par Olivier Mahafaly Solonandrasana dans l’après-midi de vendredi. C’était donc après le passage à la résidence de France à Ivandry Antananarivo lors du 14 juillet. Initialement prévue au palais de région à Mangaro, la réunion dans le Grand port était interdite aux journalistes.
Elections de 2018
Les discussions ont officieusement porté sur les affaires du Bureau national de gestion des risques et des catastrophes (Bngrc). Placé sous l’autorité directe du ministre de l’Intérieur, celui-ci a vu remettre jeudi dernier un lot de matériels à titre de don d’une valeur totale de 28 millions de dollars du Gouvernement sud-coréen. Mais, selon des indiscrétions, la préparation des élections en 2018 et les mesures à prendre à
l’encontre du clan du résident de Faravohitra seraient au cœur du débat. En effet, l’assistance était exclusivement composée de préfets et de chefs de district de toute la province autonome de Toamasina. Autant d’administrateurs-civils comme le ministre de l’Intérieur.
Célébration avortée
Le régime suspecte effectivement que, au cours de ce second semestre, Dada et son équipe partiraient à la conquête de ce territoire après les périples qu’il a effectués dans des différentes régions durant le premier semestre. La ville de Toamasina serait désignée pour abriter la cérémonie faisant suite à la célébration avortée manu militari à Antananarivo.La dernière matière à réflexion concerne l’ancien vice-Premier ministre, Pierrot Botozaza, un des bras droits et fidèles partisans de Marc Ravalomanana. Celui-ci a aussi connu la semaine écoulée une expérience malencontreuse avec l’actuel régime (lire article ailleurs).
Manou Razafy

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Andry Rajoelina contre l’insécurité - L’arrêt de l’exportation bovine en perspective
  • Région Menabe - La mafia des bois précieux fait parler d’elle
  • Atteinte à la sûreté intérieure de l'Etat - Pety Rakotoniaina de nouveau en prison
  • Election présidentielle - Narson Rafidimanana et 150 maires séduits par le programme de Rajoelina
  • Déstabilisation et manœuvres de coup d'Etat - Des mains étrangères au cœur des soupçons
  • Conseil du Fampihavanana Malagasy - Perte de crédibilité confirmée !
  • Permis et carte grise biométriques - Accusés, levez-vous !
  • Antoko Repoblikanina - Le dernier- né des partis politiques à Madagascar
  • Mbola Rajaonah, le pestiféré - Sur les traces de Claudine Razaimamonjy
  • Trafic de bois précieux au Vakinankaratra - Deux femmes proches de Rajaonarimampianina dans le coup

La Une

Editorial

  • HVM, que reste-t-il ?
    Alors que toutes les formations politiques, du moins celles dignes de leur stature, resserrent les rangs pour affronter la course en vue de la magistrature suprême, le parti du Président démissionnaire Hery Rajaonarimampianina s’effrite. Le parti au pouvoir va en ordre dispersé.  Les démissions se succèdent. Une défection cache une autre ! A ce rythme, le parti présidentiel, une formation politique, sûre de sa puissance, à  l’époque, et qui défiait avec un certain orgueil et d’une fierté, mal placée, les autres serait d’ici peu une carcasse d’ossements, sans âme, ni corps,  l’ombre de lui-même ! Les « départs définitifs » se poursuivent. Et la liste n’est pas exhaustive !

A bout portant

AutoDiff