Publié dans Politique

Insécurité - Madagascar, l’île rouge… de sang

Publié le mardi, 01 août 2017

Depuis le début de l’année, il ne se passe quasiment pas un jour sans qu’un décès dramatique ne soit recensé. Le décompte macabre semble être allé crescendo ces derniers temps. Ces décès n’épargnent aucune catégorie de personnes et aucune région du territoire malgache, du Nord au Sud et d’Est en Ouest, principalement dus à l’insécurité. Les « dahalo » et les coupeurs de route dictent leur loi en semant la terreur et la mort dans les coins reculés ainsi que sur les routes nationales.


Sur la semaine passée, quatre cas d’insécurité ont particulièrement retenus l’attention de l’opinion. En début de semaine dernière, un médecin avait ainsi été assassiné dans la ville de Toliara dans le sud-ouest du pays, précisément à Tsianaloka sur le chemin du retour vers son domicile, tué par balles. Le 30 juillet dernier, le cadavre d’une femme mutilée a été découvert dans le Fokontany de Vatofotsy, une localité à l’entrée de la ville d’Antsirabe. A ces actes déjà troublants, vient s’ajouter le décès mystérieux de l’ancien président du Congrès de la Transition et ancien ministre de la communication Mamy Rakotoarivelo retrouvé sans vie chez lui vendredi dernier. Quelques jours plus tard, l’ancien ministre de la Fonction publique Tsiandopy Jacky Mahafaly est retrouvé lui aussi mort dans sa résidence, dans des circonstances pour l’heure inconnue, même si la thèse d’un assassinat est évoquée par les enquêteurs. Des décès qui plongent le pays dans un grand émoi. Il faut également noter que depuis ces dernières années, le phénomène de la vindicte populaire fait malheureusement aussi son lot de morts dans le pays.

Hécatombe
En plus de « ces crimes », les accidents de la circulation causés la plupart du temps par l’imprudence des conducteurs accroissent la liste des victimes. Depuis le début de l’année, plusieurs accidents graves ont ainsi été répercutés dans la presse locale. Pour ne citer que la mort d’un jeune garçon en début de semaine dernière, fauché par une petite citadine du côté de la route digue au niveau d’Andohatapenaka, ou encore la mort d’un individu suite au carambolage de trois véhicules du côté d’Ivato. Survenu dans la nuit du 27 au 28 juillet, ce dernier accident avait également fait plusieurs blessés. D’après certaines statistiques, près de vingt-huit accidents de la route en moyenne sont recensés dans le pays. Les routes nationales sont les plus meurtrières. La liste des accidents ayant causé des pertes en vie humaine est longue mais l’on ne peut passer sous silence les deux terribles accidents qui ont eu lieu dans le pays cette année considérés comme parmi les plus graves dans les annales du pays.
A la fin du mois de janvier un accident effroyable qui s’était déroulé entre Anjozorobe et Talatanivolonondry. L’embardée d’un camion dans la rivière Mananara avait fait quarante-sept morts, vingt-quatre blessés et des disparus. Une véritable hécatombe.  Le deuxième accident tout aussi dramatique a eu lieu hier. Un car transportant des jeunes a brûlé dans un accident à l’entrée d’Ankazobe sur la Rn4, faisant, aux dernières nouvelles, une vingtaine de morts piégés par les flammes et une centaine de blessés. Des mesures sont à de maintes reprises annoncées par le pouvoir en place pour faire face à l’insécurité ambiante. Des mesures dont les effets tardent à se faire ressentir au niveau de la population…La proposition indécente du ministre de la Défense à demander un dollar par citoyen afin d’acquérir des hélicoptères illustre parfaitement l’incapacité du Gouvernement de régler pour de bon la lutte contre l’insécurité.
Recueillis par Lalaina A.

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Editorial

  • Canular !
     Et la farce continue. De mascarade en mascarade, les hommes du pouvoir mènent en bateau les 25 millions de Malagasy. Des numéros, très maladroitement interprétés, au lieu d’égayer la galerie, offusquent. La comédie vire à la pitrerie. La sauce mayonnaise tourne. C’est raté ! Iavoloha, mordicus et contre vents et marées,  persiste et signe de sa volonté à tripoter la Constitution. Ayant butté à une fin de non recevoir de la part des partenaires nationaux soutenus par la Communauté, les dirigeants aux cravates bleues ne désarment point. Pour contourner la chose, ils sont en train de mettre sur pied une nouvelle tactique. En effet, Iavoloha passe le relais aux parlementaires patentés au pouvoir. Les députés et sénateurs  proches du régime cogitent un plan machiavélique en vue de « toucher » à la Loi fondamentale. 

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