Publié dans Politique

Antsiranana - Quid de la résidence présidentielle ?

Publié le vendredi, 18 août 2017

L'expulsion de Ravalomanana et de son épouse de leur hôtel le soir du jeudi dernier à Antsiranana  continue d'alimenter les discussions dans les foyers. De l'avis de certains observateurs politiques, cette mesure  maladroite de la part du pouvoir  aurait pu être évitée si le président Hery Rajaonarimampianina a tenu compte de l'existence de la résidence présidentielle au sein de  l'Amirauté réhabilitée du temps de Ravalomanana.

On se souvient que du temps de l'amiral Ratsiraka, à chaque fois que ce dernier  descendait à Antsiranana, il habitait à l'époque  une autre résidence présidentielle située à Orangea. C'est la Secren qui se chargeait de son entretien. Pour ainsi dire qu'on peut être président de la République sans avoir besoin d'expulser des gens de leur hôtel pour un soi-disant raison de sécurité. Si c'est le véritable motif de cette expulsion musclée du couple Ravalomanana jeudi dernier d'un hôtel de la capitale du Nord et bien l'Omc (Organe mixte de conception) a eu tort puisqu'il n'existe pas un endroit mieux sécurisé que la résidence présidentielle de l'Amirauté dans la capitale du Nord. Mais non, ce serait mal connaitre les tenants du pouvoir actuel qui, pour tenter de cacher leur échec sur tous les plans, n'ont trouvé rien de mieux que d'abuser de leur pouvoir. « Ravalomanana s'attendait à tout lors de son déplacement à Antsiranana sauf à ça », a déclaré un enseignant retraité de la localité. Dans la foulée, ce dernier a quand même fait part de ses doutes  sur ce qu'il appelle «  feuilleton Rajaonarimampianina et Ravalo ». Et  pour étayer ses dires, il a rappelé les mesures prises par le pouvoir actuel à l'endroit de Ravalomanana quand ce dernier est rentré au pays après son exil forcé en Afrique du Sud. « Ravalomanana a été placé en résidence surveillée  à l'Amirauté mais au final ce n'était que du cinéma et le premier a bien joué son rôle. En fait,
ils se ressemblent tous les deux », a-t-il indiqué.
A son époque, le président Philibert Tsiranana construisait des résidences présidentielles dans certaines villes de la Grande île. Elles sont destinées, comme leur nom l'indique, au Président et hauts dirigeants de l'Etat. Antsiranana, Antsirabe, Mahajanga, Mantasoa, Ampefy et bien d'autres abritent des résidences présidentielles qui, actuellement, ne sont que peu utilisées ou pas du tout. Des travaux de réhabilitation ont été entrepris du temps de Didier Ratsiraka et de Marc Ravalomanana mais leur entretien a été délaissé rendant ainsi certaines résidences dans un état délabré. Leur utilisation à bon escient aurait pu éviter ce genre de désagrément à Antsiranana ayant entrainé l'expulsion de l'hôtel de Marc Ravalomanana et sa suite.
A noter que le président Hery Rajaonarimampianina se trouve à Antsiranana depuis hier après-midi et est logé au Grand Hôtel tandis que Ravalomanana et son épouse sont casés à l'hôtel Allamanda. Attendons de connaitre la suite de ce feuilleton.
 A.Lepêcheur

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Editorial

  • Canular !
     Et la farce continue. De mascarade en mascarade, les hommes du pouvoir mènent en bateau les 25 millions de Malagasy. Des numéros, très maladroitement interprétés, au lieu d’égayer la galerie, offusquent. La comédie vire à la pitrerie. La sauce mayonnaise tourne. C’est raté ! Iavoloha, mordicus et contre vents et marées,  persiste et signe de sa volonté à tripoter la Constitution. Ayant butté à une fin de non recevoir de la part des partenaires nationaux soutenus par la Communauté, les dirigeants aux cravates bleues ne désarment point. Pour contourner la chose, ils sont en train de mettre sur pied une nouvelle tactique. En effet, Iavoloha passe le relais aux parlementaires patentés au pouvoir. Les députés et sénateurs  proches du régime cogitent un plan machiavélique en vue de « toucher » à la Loi fondamentale. 

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