Publié dans Politique

Présidentielle 2018 - Hery Rajaonarimampianina mal barré !

Publié le vendredi, 18 août 2017

Il n’a pour l’heure pas annoncé officiellement, ni officieusement déclaré qu’il se portait candidat pour briguer un second mandat. Même si Hery Rajaonarimampianina commence plus ou moins discrètement à poser les bases d’une potentielle candidature pour 2018,  les multiples déplacements et inaugurations menées tambour battant ces derniers mois sont autant d’indicateurs de ce tournant. Pour beaucoup, si l’actuel Chef de l’Etat se décidait à plonger dans la course, il ferait bien de se retrousser les manches et prendre les mesures adéquates s’il souhaite regagner la confiance des Malgaches. Bon nombre de malgaches estiment en effet que pour l’instant, l’actuel Chef de l’Etat est mal parti pour être réélu. 

Hery Rajaonarimampianina est à la tête du pays depuis trois ans et demi. Pour beaucoup, le bilan de sa première partie du mandat reste plutôt négatif, avec une courbe de la pauvreté qui peine à s’inverser, la recrudescence de l’insécurité, la hausse des prix des Ppn, l’injustice sociale. La majorité des malgaches vivent toujours dans une situation de précarité extrême et l’insécurité prend de l’ampleur, que ce soit en ville ou dans la campagne.  Le régime Rajaonarimampianina ne semble être décidé à lutter contre le phénomène que ces dernières semaines, 18 mois avant la fin de son mandat.
La réalité de la population est également marquée par ces délestages, ou coupure, c’est selon, de l’électricité. Le candidat numéro trois lors de la campagne électorale de 2013 avait pourtant une promis la fin du délestage six mois après son investiture. Autre engagement non tenu, la concrétisation de la réconciliation nationale. Dix huit mois avant la fin du mandat de l’actuel chef de l’Etat, le Comité pour le fampihavanana malagasy censé remplacer le Filankevitry ny fampihavanana malagasy n’est toujours pas opérationnel.
L’instauration d’une justice indépendante, l’Etat de droit et la bonne gouvernance parmi les engagements du chef de l’Etat, restent un vain mot. Le Syndicat des magistrats de Madagascar aurait des choses à redire sur le sujet. Parlant toujours de gouvernance et d’administration, certains indicateurs ne jouent pas en faveur du Président de la République. 
En trois ans et demi, Hery Rajaonarimampianina a nommé trois premiers ministres. En ce laps de temps, les ministères ont changé plusieurs fois de titulaires, et les secrétaireries d’Etat sont inventées, créées, recréées, destituées sans aucune logique. Les directions générales, c’est tout simplement une situation désastreuse. Au parquet, n’en parlons pas…Des remaniements effectués dont les résultats se font encore attendre.
 A part les bavures dans la gestion du pays, les coups bas contre les opposants ne font qu’attiser la haine envers le régime. L’instauration d’un Etat fort et un développement inclusif basé sur la décentralisation effective, l’apaisement politique sont autant d’engagements loin d’être concrétisés à l’heure actuelle.  Et peu espèrent encore qu’il puisse renverser la tendance. Pour certains observateurs, Rajaonarimampianina ne serait pas réélu dans le contexte actuel. Pour le bien du peuple malgache, il devrait suivre la voie tracée par François Hollande.
L.A.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Concurrence au sein du HVM - Rivo Rakotovao tacle l'ex - ministre Paul Rabary
  • Vie politique - Qui a peur des élections ?
  • Assemblée nationale - Quid de la déchéance des députés « caméléons » ?
  • Election présidentielle 2018 - Les candidats pressentis du HVM
  • Elections anticipées - Une obligation et non une option !
  • Contre une présidentielle anticipée - Le HVM et ses sbires divaguent
  • Venue du Pape à Madagascar - « Je ne peux pas promettre à 100 % », dixit le Cardinal Tsarahazana
  • Andry Rajoelina - « La nomination des ministres autres que MAPAR et TIM était à notre insu »
  • Choix de ministres HVM indésirables - Peaux de banane de Rajaonarimampianina contre Ntsay Christian
  • Sortie de crise - Les sans-grades se ridiculisent

La Une

Editorial

  • Sale jeu !
    A quel jeu se livre-t-on exactement ? Sur terrain, une équipe hétéroclite dirigée par un « technocrate et n'appartenant à aucune formation politique » du nom de Ntsay Christian joue un match capital. En réalité, il s'agit d'un match où « tout le monde », coach, capitaine, joueurs, supporters et même les spectateurs sur le gradin, n'a pas le droit ni l'intérêt de perdre. A tout prix, l'équipe doit gagner !

A bout portant

AutoDiff