Publié dans Politique

Handicap et autisme - Les victimes sollicitent l'aide des autorités locales

Publié le lundi, 11 septembre 2017

Outre les problèmes de santé habituels, les personnes en situation de handicap et les enfants autistes font face à d'énormes défis. Devant cette situation,  Fela Razafinjato, du centre « Sembana mijoro » et Mbolatiana Raveloarimiza, de l' « Autisme Madagascar » lancent un appel de détresse, ainsi que le rappel à l'ordre des médecins, pour le cas de l'autisme.

D'après  Fela Razafinjato, le handicap n'est pas une maladie, c'est une séquelle issue d'une maladie, d'un traitement ou  d'une vaccination. Elle a eu cet accident  à l'âge de trois ans. Pour faciliter sa mobilité, elle devait utiliser un matériel orthopédique.
« Ces articles sont devenus ma vie. Sans eux, je ne peux rien faire », avance Fela. Comme elle, les personnes en situation de handicap ont besoin de ces matériaux pour faciliter leur accès à l'école, au travail…Pourtant, ces derniers coûtent encore trop cher car ils s'achètent entre 250 000 à 1 000 000 ariary, voire plus. Ils sont fabriqués par des spécialistes de vente comme le centre d'appareillage et de rééducation de Madagascar. Cette situation est encore un obstacle dans leur développement physique, économique et social. La majorité de ces personnes en situation de handicap dans le pays vivent dans la pauvreté. Concernent notamment les articles orthopédiques, la fabrication dure trois mois.  Dans ce cadre, Fela Razafinjato sollicite la gratuité des  appareils pour ces personnes.
Autisme,  alerte à la manipulation médicale
Le vaccin,  les faux diagnostics, les faux traitements… Depuis sa création, il  y a quatre ans, l'association Autisme  Madagascar ne cesse d'alerter les autorités locales sur la maltraitance à l'égard des enfants autistes. D'après Mbolatiana Raveloarimiza, d'une part, la manipulation médicale, les opérations d'Orl pratiquées sur des autistes, d'autre part, sont encore de grands problèmes pour ces enfants et leurs parents. « Dès l'âge de trois ans, un enfant prend 10 médicaments par jour. Pour soutirer de l'argent, les médecins donnent de faux espoirs aux parents sur la guérison, pourtant l'autisme n'est pas une maladie, c'est un comportement », explique-t-elle.  Madagascar ne dispose pas encore des spécialistes sur le diagnostic. Outre la surmédication,  il y a la prescription des médicaments qui ne sont plus utilisables à l'étranger comme le Dépacking, pour le traitement de l'épilepsie. Ainsi, bon nombre de ces enfants subissent des opérations des deux oreilles, pourtant l'audition des  autistes est enfermée dans leur bulle.
Anatra R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Hery Rajaonarimampianina - Miser beaucoup sur l’énergie
  • Visas aux frontières - Piraterie publique-privée sur les 200 milliards de recette annuelle
  • Voyage en France - Marc Ravalomanana libre comme l’air !
  • Toamasina - Narson Rafidimanana refait surface
  • Investissement en 2018 - Madagascar au fond des abîmes
  • Journée d'assainissement - Initiative louable mais…
  • Marc Ravalomanana - « Rajaonarimampianina manque de personnalité et d’autorité »
  • Affaire 7 février - Marc Ravalomanana encourt une arrestation
  • Reconnaissance pour la gestion de la peste - La grosse blague de l’Oms
  • Dégâts du cyclone Ava - L’inertie et l’incompétence du régime mises à nu

Editorial

  • A quand ?
     Les choses commencent à bouger ailleurs. Les séismes du changement ébranlent les anciennes habitudes de certains pays.  En Arabie Saoudite, premier producteur mondial du brut (pétrole), un pays longtemps réputé d’être hermétiquement fermé à toute influence étrangère, notamment de l’Occident, commence à ouvrir, bien que timidement, les portes et enclenche des changements notables.  Entre autres, les femmes saoudiennes, depuis toujours ignorées, retrouvent, peu à peu considérés, leurs droits les plus élémentaires. Désormais, elles peuvent entrer au stade et voir des matches ; elles peuvent conduire, etc… En outre, le roi Salmane affiche sa détermination de moraliser la vie publique, surtout, dans les rangs de la famille royale. Personne « n’est plus » au-dessus de la loi.

A bout portant

AutoDiff