Publié dans Politique

Régime Rajaonarimampianina - Le Seces déplore une violation répétée de la Constitution

Publié le lundi, 11 septembre 2017

Le Syndicat des enseignants chercheurs et chercheurs enseignants (Seces), branche Antananarivo, a exprimé sa position par rapport  à plusieurs sujets d’actualité d’ordre socio – politique à travers un communiqué hier. Sur le plan politique, le Seces dénonce vivement une violation répétée de la Constitution. « Nous constatons une violation trop fréquente de la Constitution ainsi que l’Etat de droit. La population n’a aucune confiance envers les Forces de l’ordre à cause de l’insécurité qui frappe les campagnes. La même insécurité qui terrorise la population urbaine », souligne sa déclaration.

Concernant la polémique autour d’une éventuelle révision de la Constitution, les enseignants chercheurs estiment qu’une concertation nationale devrait être organisée avant toute révision de la Constitution ou autres textes régissant les élections dans le but de prévenir les troubles post – électoraux.
Gabegie
Sur le terrain social, le syndicat déplore le fait que les Malagasy continuent de vivre dans une extrême pauvreté et sont en plus victimes de discrimination par rapport aux étrangers. Le Seces dénonce également l’absence de transparence dans la gestion des affaires de l’Etat.  De leur côté, les dirigeants continuent de fermer les yeux face à la gabegie qui règne en maître dans l’exploitation des ressources naturelles sur tout le territoire national. Le Seces préconise ainsi la révision de même que la vulgarisation des textes relatifs au domaine foncier.
Le syndicat lance également un appel à l’endroit des autorités afin d’assumer leurs responsabilités dans le respect des droits fondamentaux comme la liberté d’expression, la liberté de circuler sur tout le territoire national, la garantie de sécurité,  et l’égalité devant la loi. L’application de la loi contre ceux qui ont commis des détournements de deniers publics ou des trafics de ressources naturelles est également exigée.
Recueillis par S.R.

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Editorial

  • Le mensonge d’Etat
    Richard Yung, sénateur français de « la république en marche », de passage au pays, déclarait à l’issue d’une interview qu’il avait accordée à un quotidien de la place que « la France n’a pas de candidat ». Une déclaration qui laissait évasifs et perplexes les analystes des relations existant entre la France et l’Afrique les cinquante dernières années. Certains même la qualifient de dilatoire. En fait, Mr Yung corrobore ce que le nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, annonçait devant les étudiants burkinabé à Ouagadougou le 28 novembre 2017 selon lequel « qu’il n’y avait pas de politique africaine de la France ».

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