Publié dans Politique

Conseil du fampihavanana malagasy - Suspicions sur l’authenticité de la liste sortie par Iavoloha

Publié le mardi, 12 septembre 2017

Les 33 personnalités membres du Conseil du fampihavanana malagasy (Cfm) prêteront serment ce jour au Palais de Justice d’Anosy en présence du Président Hery Rajaonarimampianina comme nous l’avons annoncé la semaine passée. La tenue de cette cérémonie marquera l’entrée en activité de cette structure dont la véritable mission reste encore floue pour beaucoup. Le processus de sa mise en place a créé tant de réactions. Des prétendants dont la candidature a échoué à l’issue de la sélection ont susurré dans les coulisses que la liste avalisée en Conseil des ministres le  25 août aurait été tripotée. « Quelques-uns des candidats qui, lors du grand oral, étaient incapables de répondre aux questions sont retenus alors que ceux qui ont les qualités qu’il faut sont exclus », a révélé un d’entre eux. Des observateurs abondent aussi dans le même sens. Le doute est légitime tant que le régime est passé pour un champion du cache-cache.


 Allégations
 Le pasteur Emmanuel Tehindrazanarivelo
Djacoba qui a dirigé le Comité de sélection national (Csn), composé de 9 membres, a toutefois nié catégoriquement les allégations. Selon ses précisions, son équipe qui a cessé ses activités le 20 août s’est rendue à Iavoloha dans la soirée du 17 août.  « Ce jour-là, nous avons remis en main propre au Président de la République la liste des 22 sélectionnés exactement à 17 h 10 », nous a-t-il confirmé. « Seuls nous les membres du Cns et la Présidence en connaissons la teneur. Toute information contraire est donc que pure invention », a-t-il insisté. Par la suite, le locataire d’Iavoloha a prié le Csn de lui fournir les dossiers concernant les autres candidats desquels il a choisi ceux qu’il a nommés pour son quota. Ainsi les Charles Rabemananjara,
Jean-Jacques Rasolondraibe, Louise-Odette Rahaingosoa, Michel  Botralahy, Roger  Randrianasolo et Landry Olivier Rabe, tous des camps de Didier Ratsiraka et de Marc Ravalomanana, sont devenus des conseillers du fampihavanana malagasy. Ce dernier brigue d’ailleurs le poste du président du Cfm.
Mis à l’écart
 Mais une vérité restera telle jusqu’à nouvel ordre. C’est que le camp du  professeur Albert Zafy demeure l’éternel inventeur de la machine de réconciliation nationale suite aux disputes postélectorales de 2002. Le feu Pr. Pépé Andrianomanana, le politologue André Rasolo et Dr Joseph Randriamiarisoa en sont les concepteurs. « Nous avons débattu de ce sujet pour la première fois ici (ndlr : Motel de Tanà à Anosy) », nous a dit l’ancien ministre de l’Environnement et des Forêts tout récemment.
Le cardiologue en personne s’est érigé en dirigeant du Conseil de la réconciliation nationale (Crn), la version francisée du Cfm. Curieusement, son camp est absent dans la structure du Cfm bien qu’un ami de longue date en la personne de Jean-Marcel Miandrisoa soit parmi les 22 sélectionnés. Le politologue et non moins un proche ami du Chef de l’Etat est mis à l’écart à la grande surprise de tous. Peut-être qu’il aura l’occasion de faire des révélations là-dessus un de ces quatre.
Espièglerie
 Selon les dires d’Alphonse Maka, qui aspire à devenir président du Cfm lui aussi, une campagne nationale sera lancée incessamment pour mieux sensibiliser les citoyens sur l’esprit de cette entreprise et les textes s’y rapportant. L’on se demande alors si les conseillers auront aussi leur mot à dire sur l’espièglerie autour du projet constitutionnel qui fait couler beaucoup d’encre actuellement. En effet, les violations répétées de la Constitution  doivent figurer dans les premiers sujets à décortiquer par ces conseillers. Dr Joseph Randriamiarisoa se demande de ce qu’il en sera des valeurs ajoutées du Cfm. « La mise en œuvre de la réconciliation nationale est un besoin impérieux pour notre pays. La Confédération des églises chrétiennes de Madagascar (Ffkm), suivie de la version initiale du Conseil du fampihavanana malagasy (Ffm), y a pris part avec le résultat que l’on sait déjà. Je me demande alors sur ce qu’il pourrait en être de l’efficacité du Cfm par rapport à ses prédécesseurs », s’interroge notre interlocuteur.
La rédaction

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Editorial

  • Problème d'éthique !
    En 15 +2 jours de la nomination du Premier ministre de consensus (PMC), la situation politique malagasy n'a rien évolué. Nommé le 4 juin 2018, Ntsay Christian n'est pas encore sorti de l'auberge. En dix jours d'existence, le Gouvernement tente, tant bien que mal, de démarrer.Sur la Place du 13 mai, la tension ne baisse pas.

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