Publié dans Politique

Malagasy miara-miainga - Non à une révision constitutionnelle, oui à une élection en 2018 !

Publié le mercredi, 13 septembre 2017

Au moment où le débat s'amplifie autour d'un projet de révision de la Constitution, le Malagasy miara-miainga  s'est également lancé dans l'arène.  Le parti présidé par Hajo Andrianainarivelo a affiché son opposition à tout projet de retouche de la Constitution et martelé l'importance d'une élection présidentielle en 2018

Dans une déclaration rendue publique hier dans le début de l'après- midi à son quartier général à Ankerana, à l'issue d'une réunion marquant sa rentrée politique, la formation politique du Malagasy miara-miainga a rejeté « fermement » toute idée de révision de la loi fondamentale devant régir la vie publique à Madagascar avant le scrutin présidentiel de 2018. Ce parti d'opposition émet notamment des réserves sur la nécessité et l'opportunité de procéder à de telles retouches à l'heure actuelle.
Pour le Mmm,  la révision de la Constitution dans le contexte actuel « n'est pas une urgence ». En effet, « malgré les imperfections dans cette loi fondamentale, une retouche n'apportera aucune solution aux difficultés dans le pays, n'apportera aucune amélioration à la vie quotidienne de la population et n'apaisera pas les maux actuels », indique la déclaration du Mmm.
Pour  le leader du Mmm et ancien vice-Premier ministre durant la Transition Hajo Andrianainarivelo , aucune raison valable n'expliquerait un amendement de la Constitution, notamment pour supprimer l'article 46 de la loi fondamentale qui dispose du seuil de l'âge de tout candidat pouvant se présenter au scrutin présidentiel, fixé à trente-cinq ans dans l'actuel texte, et l'obligation pour le Président-candidat de présenter sa démission 60 jours avant la tenue du scrutin. Une disposition constitutionnelle qui indispose visiblement le régime Hvm lequel serait enclin à le supprimer, à entendre les propos du Premier ministre Mahafaly Solonandrasana Olivier au cours d'une de ses inaugurations récentes.
Tripatouillage
Répondant aux zélateurs du régime Hvm qui soutiennent que la Constitution actuelle serait mal élaborée, pour motiver la nécessité de cette révision constitutionnelle et d'un référendum, Hajo Andrianainarivelo s'interroge sur les raisons pour lesquelles le pouvoir n'a pas eu l'idée de procéder à ce tripatouillage jusqu'à maintenant. 
Certains fidèles du parti au pouvoir arguent aussi que la Constitution n'a pas été consensuelle pour évoquer l'importance d'une retouche. Hajo Andriainainarivelo donne la réplique en soutenant que le Président de la République n'a également pas été élu
de manière consensuelle, cependant étant donné qu'il a été élu par la majorité, et il importe de respecter le choix de la majorité au même titre que la loi fondamentale.
En outre, ce dernier de rappeler que le référendum ayant abouti à l'adoption de l'actuelle Constitution a été voté par la première version de la Commission électorale nationale indépendante pour la Transition (Cenit) dont plusieurs membres sont au sein de l'actuelle Commission électorale nationale indépendante (Ceni). « Cela veut-il donc dire que l'actuel Ceni n'est pas digne de confiance ? », s'indigne-t-il.
On évoque également les failles du texte fondamental notamment en ce qui concerne la nomination d'un Premier ministre pour expliquer une révision. « Le problème n'est pas la nomination du Premier ministre mais le fait que le Président actuel n'avait aucun élu. Si la Constitution avait été appliquée stricto-sensu il n'y aurait eu aucun problème.  En fait, si le Président a eu du mal à choisir un Premier ministre c'est parce qu'il n'a tout simplement pas été préparé à prendre le pouvoir », réplique Hajo Andriainainarivelo.
Manœuvre dilatoire
Lancé à quelques encablures de la fin du mandat de Hery Rajaonarimampianina, ce projet de révision de la Constitution n'est donc ni plus ni moins qu'une manœuvre dilatoire, une façon pour le « pouvoir de perdurer au pouvoir », selon Hajo Andrianainarivelo, qui soutient que si le pouvoir Hvm avait pensé à apporter ses retouches « il aurait dû le faire en début de mandat ».
En tout cas, pour le Mmm le pouvoir actuel ne mérite plus de continuer son travail après le 25 janvier 2019 date à laquelle prend fin officiellement le mandat de Hery Rajaonarimampianina. Et le parti d'opposition a rejeté de la sorte toute idée de reporter l'élection du Président de la République consécutivement à un référendum constitutionnel ou non. « Ces élections sont les garants d'une stabilité à long terme de Madagascar », soutient l'ancien numéro deux du Gouvernement de Transition. 
Et de rajouter par la même que : « Pour que l'espoir persiste pour le pays, l'élection présidentielle doit avoir lieu en 2018. Les lois régissant cette élection et le calendrier électoral doivent être en raccord avec la Constitution et doivent garantir l'égalité de tous les candidats ».  Le Mmm appelle « le peuple malagasy à préparer les élections du 26 janvier 2019 le plus sereinement pour que le Président et un autre régime voient le jour à Madagascar, dans le cas contraire nous n'accepterons jamais que ce mandat se poursuive ad vitae aeternam ». 
Lalaina Andriamampionona

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Editorial

  • De façon draconienne !
     Les grands pays occidentaux, au tout début de l’industrialisation et du grand boum des activités industrielles entre les 18e et 19e siècles, furent des pays d’accueil. En effet, la révolution industrielle qui exigeait pour une pleine expansion et une rentabilité rapide demandait une main-d’œuvre abondante et …moins chère. Les Etats-Unis, l’Angleterre et la France, à titre d’exemple, recevaient à bras ouverts les migrants arrivés sur leurs sols.

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