Publié dans Politique

Conjoncture politique - Qui veut éliminer « Neny » Lalao Ravalomanana ?

Publié le jeudi, 21 septembre 2017

Certains taximans demandent le remplacement de Lalao Ravalomanana par un président de délégation spéciale (Pds). Au cours d'une mobilisation avant-hier, des leaders de l'Association des taxis à Antananarivo Renivohitra ont fait savoir qu'ils retiraient leur confiance envers l'actuelle maire de la Capitale.

En effet, depuis quelque temps, le torchon brûle entre la Commune urbaine d'Antananarivo et les chauffeurs de taxi. Ces derniers s'opposent la délibération du Conseil municipal consistant à déléguer à l'Omavet la mission d'effectuer la contre-visite des taxis et des taxis be. 
Avant-hier, ces conducteurs de taxi ont  effectué une véritable démonstration de force dans les rues de la Capitale pour manifester leur désapprobation contre ce projet communal. Une opération escargot opérée par les taxis a eu lieu dans le centre de la Capitale. Une manifestation qui a visiblement obtenu le feu vert des représentants de l'Etat qui ont laissé le créneau libre aux taximans de bloquer la circulation.
Certaines presses se sont emparées de l'imbroglio pour donner du crédit à ceux qui veulent et exigent la tête de Lalao Ravalomanana. La hargne de ces médias est trop bien coordonnée pour qu'elle soit vertueuse. Cette conjonction de faits amène certains locataires de l'Hôtel de ville à subodorer des dessous politiques derrière le mouvement des taximen. 
Pour les têtes pensantes au sein de la Commune, ces derniers seraient ainsi manipulés à des fins politiques. Pour d'autres, des politiques auraient pris le train en marche du mouvement des taximen pour tenter de désarçonner le maire. La question qui se pose donc est de savoir qui veut la tête de la maire d'Antananarivo ?  Il ne serait pas interdit de penser que l'on peut y voir encore la main des tenants du régime derrière ces appels au remplacement de Lalao Ravalomanana par un Pds.
Faut-il encore remarquer que les relations entre l'équipe de l'Hôtel de ville et le pouvoir en place sont loin d'être au beau fixe depuis l'élection de Lalao Ravalomanana à la tête de la mairie de la Capitale. De même, entre Marc Ravalomanana, époux de l'édile de Tana et non moins conseiller spécial de la maire, et Hery Rajaonarimampianina, Président de la République, l'entente ne serait pas franchement très cordiale. En outre, durant le petit déjeuner de presse de samedi dernier à Iavoloha, Hery Rajaonarimampianina avait mis en avant certaines responsabilités non prises par les maires.
Certains zélateurs du régime ne manqueraient d'ailleurs pas de saisir chaque occasion pour dénigrer la première magistrate de la Ville des mille et réclamer son remplacement, sans toutefois l'affirmer clairement. Dans l'optique des élections présidentielles de 2018, certains au sein des cercles du pouvoir pourraient ainsi être tentés de se débarrasser politiquement d'un élément qui pourrait être encombrant. D'un côté, il faut aussi dire  que Lalao Ravalomanana donne le bâton à ses détracteurs pour se faire battre. Visiblement en proie à des problèmes de trésorerie, l'équipe de la mairie cherche par tous les moyens de remplir ses caisses.  Outre la délégation de la contre-visite des taxis et taxis be à l'Omavet qui ne fait pas l'unanimité auprès des principaux concernés, la délégation de la gestion des parkings à Easy park reste sujette aux critiques…
Recueillis par A.R.

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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