Publié dans Politique

Retouche de la Constitution - Une mission du futur président élu selon Camille Vital

Publié le vendredi, 22 septembre 2017

Premier coup dur pour la récente Garde des Sceaux et ministre de la Justice.  Hier, le Syndicat des magistrats (Smm) et le Syndicat des greffiers de Madagascar (Sgm) ont décidé d’entamer ensemble une grève pour une période illimitée et sur toute l’étendue du territoire.  La décision d’aller en grève a été prise au cours des assemblées générales respectives des deux corps tenues hier dans la matinée. L’annonce de cette grève synchrone a été faite au cours d’une conférence de presse conjointe des deux syndicats à la Cour suprême d’Anosy hier en début de l’après midi. 

Les magistrats et les greffiers ont tenu d’emblée à prévenir et dénoncer toute tentative de représailles de la part de la hiérarchie. « Faire grève est un droit lorsque personne n’écoute vos revendications. Nous attendons la concrétisation des résolutions à nos revendications », a tenu à préciser Fanirisoa Ernaivo, présidente du Smm. Ce débrayage fait en effet suite à l’échec des négociations entre les deux syndicats et la ministre de la Justice.  Pour rappel, une première rencontre prometteuse avec la ministre Rasolo Alexandrine Elise avait eu lieu à la fin du mois d’août  quelques jours après la nomination de cette dernière à Faravohitra dans le but de trouver une solution aux griefs des deux corps. Un délai d’une semaine avait ensuite été donné à la ministre de la Justice Rasolo Alexandrine Elise pour la concrétisation des revendications.  Jusqu’à jeudi, aucune avancée palpable n’a cependant été enregistrée.  Malgré les relances des syndicats, aucune autre rencontre avec le ministre n’a été tenue. Une politique de la sourde oreille que dénoncent les syndicats. Ces derniers regrettent que leur ministre de tutelle et le gouvernement n’aient pas prêté une oreille attentive à leurs revendications. C’est pour faire le bilan des négociations et pour consulter les membres quant à la suite à donner à leurs revendications que des assemblées générales ont eu lieues hier.
 Las des promesses creuses
 Malgré la grève, les magistrats et les greffiers affirment rester ouverts au dialogue. Las des promesses creuses qui ne satisfont que ceux qui les distillent, les deux syndicats entendent bien exiger du concret, si discussion il devait encore y avoir. Ils citent en exemple notamment un calendrier précis de réalisation des solutions à leurs revendications. Si les revendications des greffiers se limitent notamment à la hausse de leurs émoluments et le versement dans leur corps, ceux des magistrats sont en revanche beaucoup plus consistants. Ils réclament des mesures qui assurent effectivement l’indépendance de la justice. Fanirisoa Ernaivo, présidente du Smm cite notamment l’encadrement de la subordination hiérarchique et la communication de dossier au niveau du ministère de la Justice, l’application des décisions de justice et la prise de mesures contre ceux qui n’appliquent pas les décisions de justice…  Certaines réformes du statut de la magistrature  sont également réclamées notamment en ce qui concerne la présence de l’Exécutif dans le Conseil supérieur de la magistrature (Csm), l’existence de conflits entre le fait d’être membre du Csm ou d’être chef de cour ou de juridiction qui donne un superpouvoir aux membres du Csm, ou encore la gestion de carrière des magistrats En tout cas, les syndicats comptent maintenir le tempo jusqu’à ce que toutes les conditions posées pour la reprise soient réunies. En attendant, tout sera à l’arrêt dans les cours et justice malgaches à partir de mercredi. Toutes les audiences dans le palais de justice, seront suspendues… « Aucun service minimum ne sera assuré » précise Haja Randriambololona président du Sgm. La machine judiciaire sera totalement paralysée.
 Recueillis par  Lalaina A.

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Editorial

  • Noyautage indécent
    A la guerre comme à la guerre ! On attaque. On neutralise. Et tous les moyens sont bons. Le pouvoir en place, en position de force, ne lésine pas sur toutes les astuces pour terrasser l'adversaire, l'opposition. La presse, le quatrième pouvoir dit-on, l'une des armes les plus efficaces entre les mains des deux camps, constitue la cible idéale. Le mode opératoire, vieux comme le monde, consiste à étouffer les médias indépendants ou proches du camp d'en face.

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