Publié dans Politique

Exploitation forestière illicite - Le sort de l’élu du Menabe très attendu

Publié le lundi, 25 septembre 2017

Quel sort sera réservé au parlementaire de la Région du Menabe actuellement dans le viseur de la justice ? Cet élu est soupçonné d’abus de fonction. D’après les informations répercutées dans la presse locale en fin de la semaine dernière, ce parlementaire serait soupçonné de s’adonner à des activités d’exploitation forestière illicite.  Les enquêtes menées dans ce dossier auraient également faire ressortir des actes corrompus d’abus de fonction accomplis par l’élu.  Les enquêtes closes, le dossier y afférent a été transmis au Tribunal de première instance de Morondava. Les informations laissent entendre que la levée de l’immunité parlementaire est attendue dans les prochains jours afin de permettre à la justice de faire son travail.

La balle serait donc dans le camp des parlementaires de la chambre  d’où est issu l’élu. Néanmoins, deux cas de figure se présentent en ce moment, et ce, dépendamment de l’obédience politique du parlementaire.   Si l’élu du Menabe en question est proche du régime, l’opinion pourra s’attendre à ce que le dossier incriminant le parlementaire soit soigneusement rangé dans les placards.  Le cas du sénateur Riana Andriamandavy VII est l’exemple le plus frappant de ce cas de figure.  Pour rappel, une plainte pour diffamation, injure et menace de mort à l'encontre d'une magistrate du Parquet, assortie d'une dénonciation d'une infraction concernant une incitation à la rébellion au siège d'un organisme officiel, en l'occurrence le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), a été déposée contre ce sénateur par le Syndicat des magistrats de Madagascar auprès de la Justice.  Plusieurs mois après son éclatement, l'affaire n'a toujours pas été instruite par la Gendarmerie. Le sénateur à la cravate bleue n'a ni été convoqué ni entendu par les enquêteurs.  Le dossier aurait transité de mains en mains au niveau des hauts responsables au niveau du tribunal du ministère de la Justice et des forces de  l’ordre.  La dernière information serait que le dossier aurait été à la brigade spéciale de la gendarmerie. Des péripéties qui laissent craindre à l’opinion une velléité d’étouffer l’affaire.  Il y a deux ans exactement, un député issu d’une faction opposante au régime actuel avait été accusé d’être impliqué dans un trafic illégal de zébus. Des fusils de chasse auraient été saisis à son domicile au cours d’une perquisition. Cependant, l’affaire semble avoir été mise au fond des tiroirs une fois que le parlementaire ait rejoint le camp des zélateurs du président…  Deuxième cas de figure : si l’élu est un opposant au régime, le traitement de son dossier sera mené avec une certaine célérité à son terme. Le cas du sénateur Lylison René de Roland est là pour le prouver. Le sénateur élu à Mahajanga sous les couleurs du Mapar  avait fait l’objet d’un mandat d’arrêt et aussi celui d’une poursuite judiciaire après avoir lancé un appel à la ville morte à l’endroit de la population tananarivienne au mois de mai de l’an dernier.   En cavale depuis près d’un an et demi actuellement, l’ancien directeur de la Force d’Intervention Spéciale (FIS) avait été jugé par contumace et condamné en février dernier à un an d’emprisonnement ferme assorti d’un mandat d’arrêt à l’audience à l’issue d’un procès  tenu en catimini. Atteinte à la sûreté intérieure de l’Etat et appel à la déstabilisation sont, entre autres, les chefs d’inculpation retenus contre ce Colonel de la  Gendarmerie.  Jusqu’ici des zones d’ombre entourent cette affaire. Pour bon nombre d’observateurs, le régime ne s’était visiblement pas encombré de la procédure: Quid notamment de l’immunité parlementaire du sénateur ?
A.R.

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  • Canular !
     Et la farce continue. De mascarade en mascarade, les hommes du pouvoir mènent en bateau les 25 millions de Malagasy. Des numéros, très maladroitement interprétés, au lieu d’égayer la galerie, offusquent. La comédie vire à la pitrerie. La sauce mayonnaise tourne. C’est raté ! Iavoloha, mordicus et contre vents et marées,  persiste et signe de sa volonté à tripoter la Constitution. Ayant butté à une fin de non recevoir de la part des partenaires nationaux soutenus par la Communauté, les dirigeants aux cravates bleues ne désarment point. Pour contourner la chose, ils sont en train de mettre sur pied une nouvelle tactique. En effet, Iavoloha passe le relais aux parlementaires patentés au pouvoir. Les députés et sénateurs  proches du régime cogitent un plan machiavélique en vue de « toucher » à la Loi fondamentale. 

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