Publié dans Politique

Situation sociale - Des dirigeants éhontés !

Publié le lundi, 02 octobre 2017

Dans un pays civilisé, les comportements des dirigeants cadrent avec les vécus de la majorité de la population. Ce n’est pas heureusement le cas dans les pays sous- développés à l’instar de Madagascar où les responsables étatiques n’ont pas la moindre pudeur en exhibant leurs richesses et autres avantages. Et pourtant, presque la totalité des malagasy vivent dans une situation précaire.  Président de la République aux parlementaires en passant par les ministres ou autres responsables de l’administration démontrent de par leurs comportements qu’ils n’ont cure de la pauvreté et de la préoccupation de leurs gouvernés. Les déplacements à l’extérieur en groupe ou en famille, aux frais du contribuable, sont devenus l’apanage des dirigeants actuels.

  Ces dernières années, l'opulence des gens au pouvoir et leur voracité tranchent également sur la misère grandissante des malgaches. Les 4x4 et autres véhicules rutilantes des proches des gens au pouvoir, avec leurs sirènes hurlantes roulent sur les bitumes sur lesquels sont entassés des milliers de sans abris, des femmes, des enfants, des vieillards en haillons. Les signes ostentatoires de richesse ne se limitent pas aux voitures mais également aux comportements des dirigeants. Sur les télévisions, certains hauts fonctionnaires adoptent une posture hautaine et s’adressent  au public comme à des enfants en bas âge.  Alors que dans le même temps, le calvaire des populations s’amplifie, l’insécurité fait rage, les délestages ou coupures intempestives de courant, c’est selon, sont loin d’être résorbés à un an de la fin du quinquennat de Hery, et la peste qui vient également accentuer les difficultés subies au quotidien par les foyers malgaches, les dirigeants n’ont même pas la décence de faire profil bas.  C’est dans ce contexte marqué  par une situation sociale délétère que les dirigeants actuels comptent tenir un référendum constitutionnel. Une consultation populaire qui nécessiterait plusieurs milliards d’ariary et qui est pourtant jugée inopportune par la société civile et l’opposition. Dans ce milieu marqué par l’indécence du train de vie des dirigeants, le député Hary Andrianarivo semble faire figure d’exception à la règle. Celui-ci sur les réseaux sociaux a vivement interpellé l’Etat : « Pourquoi ne pas laisser l’histoire des 4x4 aux députés et acheter des cache-bouches qui seront redistribués gratuitement aux malgaches par le biais d’avions affrétés spécialement pour l’occasion?  Actuellement, seuls ceux qui en ont les moyens peuvent s’en procurer. Au final, peut être que seuls ceux qui portent des cravates bleues pourront s’en offrir… »

A.R.

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Editorial

  • Corporatisme et impunité
    Lors de la « Concertation nationale des grands responsables de la Police nationale tenue à Ivato (CCI) le 20 août 2019, le Premier ministre Ntsay Christian sort de ses gonds. D’habitude conciliant dans ses interventions publiques, le Chef du Gouvernement n’a pas pu retenir la colère face à la défense exclusive et parfois aveugle des intérêts professionnels constatée au sein de la Police nationale. Ntsay a tapé sur la table ! Il dénonce le comportement corporatiste qui frise l’impunité dans les rangs des Forces de l’ordre.Néanmoins, le scélérat geste le moins que l’on puisse dire de la Police nationale n’est seulement le fait de cette unité des Forces de l’Ordre, le regrettable comportement s’enregistre malheureusement aussi chez d’autres Corps de métier et qui s’apparente à une tendance généralisée à asseoir l’impunité en tant que système. De l’immunité parlementaire. Les largesses que la Loi fondamentale donne jouissance à un parlementaire préoccupent le citoyen…

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