Publié dans Politique

« Rendez-vous Fotoam-bita » 22 - Une véritable insulte à l'intelligence des Malagasy

Publié le mercredi, 04 octobre 2017

Plus têtu que moi, tu meurs. Dans la dernière édition de la publication présidentielle « Le rendez-vous Fotoam-bita», Hery Rajaonarimampianina revient sur l'argument-bidon qu'il a avancé pour justifier son projet de retoucher la Constitution. Rappelons que dans la précédente publication, le Chef de l'Etat avait profité (c'est le cas de le dire) de la résurgence de la peste pour, de fil en aiguille, légitimer un référendum constitutionnel.

Il avait soutenu implicitement en effet que la non-éradication de ce fléau d'un autre siècle qu'est la peste serait due à la déresponsabilisation des Fokontany, lesquels, dans l'actuelle loi fondamentale, ne sont pas des collectivités territoriales décentralisées.
Dans sa dernière publication,  Hery Rajaonarimampianina use de vérité de la Palice sur le même sujet des Fokontany pour, de nouveau, essayer de légitimer son funeste projet. C'est ainsi que, le plus sérieusement du monde, il fait remarquer à son auditoire que tous les problèmes  auxquels la population malagasy fait face à l'heure actuelle prennent place dans les Fokontany. Et lui de citer dans ce cadre les litiges fonciers, les vindictes populaires, les différents sociaux et les litiges fonciers. C'est ce qui justifierait, selon lui,  la révision constitutionnelle donnant aux Fokontany plus de pouvoirs. Une vérité de la Palice, dirions-nous car, à moins que tous les faits sus énumérés se déroulent dans le ciel, ils surviennent obligatoirement dans un Fokontany. Faut-il rappeler en effet que le Fokontany dont il s'agit qui est la plus petite subdivision administrative du pays. De ce fait, que le problème survienne dans une Région, un District ou une Commune, au final, il a forcément pour théâtre le territoire d'un Fokontany.
Il serait hors de question de penser que le Président ait perdu  de vue cette évidence. En réalité, il s'agit pour lui d'amadouer les citoyens en usant de tous les arguments, même les plus simplistes, pour leur faire croire que son projet n'a d'autres finalités que de leur donner plus d'importance. « C'est pour le bien de la Nation », a-t-il déclaré d'ailleurs dans la publication en question. Force est cependant de constater que, en tablant ainsi sur la naïveté de son auditoire, le locataire
d'Iavoloha  se rend coupable d'une véritable insulte à l'intelligence des Malagasy.
Hery M. 

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Editorial

  • Corporatisme et impunité
    Lors de la « Concertation nationale des grands responsables de la Police nationale tenue à Ivato (CCI) le 20 août 2019, le Premier ministre Ntsay Christian sort de ses gonds. D’habitude conciliant dans ses interventions publiques, le Chef du Gouvernement n’a pas pu retenir la colère face à la défense exclusive et parfois aveugle des intérêts professionnels constatée au sein de la Police nationale. Ntsay a tapé sur la table ! Il dénonce le comportement corporatiste qui frise l’impunité dans les rangs des Forces de l’ordre.Néanmoins, le scélérat geste le moins que l’on puisse dire de la Police nationale n’est seulement le fait de cette unité des Forces de l’Ordre, le regrettable comportement s’enregistre malheureusement aussi chez d’autres Corps de métier et qui s’apparente à une tendance généralisée à asseoir l’impunité en tant que système. De l’immunité parlementaire. Les largesses que la Loi fondamentale donne jouissance à un parlementaire préoccupent le citoyen…

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