Publié dans Politique

Gestion de l’épidémie - Le Sefafi fustige la communication catastrophique du régime

Publié le mardi, 10 octobre 2017

Comme il fallait s’y attendre, l’observatoire de la vie publique (Sefafi) n’est pas allé par le dos de la cuillère dans son dernier communiqué. Le Sefafi revient sur les sujets brûlants d’actualité qui ont défrayé la chronique ces derniers temps à savoir l’épidémie de peste, la révision de la Constitution, ainsi que l’accueil de réfugiés syriens… Pour l’observatoire, ces sujets « n’auraient pas pris une telle ampleur si l’Etat avait joué la carte de la transparence et si le droit à l’information des citoyens avait été respecté ». Suite à la réapparition de l’épidémie de peste en ce moment, le Sefafi fustige « une communication de crise catastrophique » du régime. Le fait de rejeter les torts sur les journalistes et les facebookers, comme étant à l’origine de la psychose, n’est donc pas une solution selon cet observatoire. Et de constater que  « un climat de frayeur et d’affolement s’est instauré et s’est aggravé, face aux défaillances du système de communication publique et à l’inertie des pouvoirs publics. Situation que l’Etat aurait pu éviter en tenant le public informé et en prenant les devants par des mesures d’urgence appropriées pour limiter la propagation de la maladie ». 

 

Une amélioration  s’impose

Le verdict du Sefafi est sans appel. Une amélioration de la communication gouvernementale est nécessaire. « Cet épisode de la peste a mis à nu les faiblesses et les carences de l’E-Gouvernance en particulier et de la politique communicationnelle de l’Etat en général. Ceux qui croyaient pouvoir s’informer sur les sites web des institutions, censés être des outils de communication, ont vite déchanté. Le sujet est uniquement abordé sur le site du ministère de la Santé publique vers la mi-septembre, avec la publication de deux communiqués de presse, et sur celui de la  Primature le 30 septembre, avec le compte-rendu de la réunion avec les partenaires techniques et financiers », souligne le Sefafi. L’observatoire rappelle le fait que l’épidémie de la peste n’a jusqu’à présent pas été inscrite à l’ordre du jour du Conseil des ministres, et n’a été discutée en Conseil du Gouvernement que le 

3 octobre dernier. Le Sefafi déplore le culte du secret et la loi du silence qui ont déjà mis à mal le pouvoir jusqu’à maintenant. Il évoque l’article 10 de la Constitution qui stipule que « tout individu a droit à l’information ». Ce qui implique le droit d’être informé sur tout ce qui se passe dans le pays, sur tous les aspects de la vie politique, économique et sociale. « Pour qu’ils puissent se faire une opinion. Pour qu’ils puissent comprendre et débattre des grands enjeux de l’heure et de demain. Pour qu’ils puissent contrôler l’action de l’Exécutif et du Législatif. Pour qu’ils puissent évaluer les mandats des élus. Pour qu’ils puissent être des citoyens à part entière et non… entièrement à part », lance encore le Sefafi. La balle est donc dans le camp du régime Hvm et ses communicateurs pour rectifier leurs tirs !

  Recueillis par  S.R.

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Editorial

  • Qu’elle se fâche !
    Un quotidien de la place, proche du régime, titrait à la Une de son journal ce week-end dernier « L’Union africaine se fâche ». Ce média faisait longtemps référence, journalistiquement parlant, dans le pays. Mais depuis que son patron fit allégeance au grand manitou du pouvoir en place, il va à contre-sens du vent qui souffle à travers tout le pays, en ce moment, et change son fusil d’épaule. Petite parenthèse !   Après avoir pris acte des rapports des émissaires dépêchés dans la Grande île, le président de la Commission de l’Organisation de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, aurait tapé sur la table. En fait, devant l’échec sans appel de la médiation initiée par l’Organisation continentale dirigée sur place par le diplomate algérien Ramtane Lamamra, l’envoyé spécial, en coordination avec Joaquim Chissano, de la SADC et d’Abdoulaye Bathily de l’ONU, l’Union africaine (UA) se fâche. Elle déplore, dit-on, l’« intransigeance » des parties concernées. Vu…

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