Publié dans Politique

Peste à Antananarivo - Vingt morts en un mois

Publié le mercredi, 11 octobre 2017

500 cas dont 54 décès depuis le mois d’août jusqu’à hier. Tel est le dernier bilan sorti hier par le ministère de la Santé publique (Msp) concernant l’épidémie de peste pulmonaire et bubonique au niveau national. Pour le Grand Tanà, incluant la Capitale, l’Avaradrano et l’Atsimondrano, 37 nouveaux cas et 4 décès sont enregistrés le 11 octobre.

Ainsi, l’agglomération d’Antananarivo compte 276 cas dont 25 décès depuis la saison pesteuse, en avance cette année. Pour la ville d’Antananarivo, le Bureau municipal d’hygiène (Bmh) note 20 décès en un mois, dont le premier est survenu le 11 septembre au sein du centre hospitalier de Soavinandriana (Homi). Ainsi, la ville des Mille se trouve en haut du classement quant au nombre de victimes de la peste, que ce soit les décédés ou les vivants, dépistés et traités à temps. D’ailleurs, une vingtaine de Fokontany en sont classés comme « zone rouge ».
Dur labeur pour le Bmh
« Nous nous chargeons du traitement des cadavres, de leur transport et de l’enterrement au cimetière d’Anjanahary. Aujourd’hui (ndlr hier), nous avons récupéré 2 corps à la morgue de l’Hjra le matin. Leur enterrement se fera en fin d’après-midi », nous confie Durand Derys Herivonona, Directeur de la Santé et de l’Hygiène auprès du Bmh. Pour ce faire, les agents mobilisés par ce bureau rattaché à la Commune urbaine d’Antananarivo travaillent jour et nuit depuis l’épidémie de peste. « Dimanche dernier, l’enterrement de 4 victimes s’est fait jusqu’à 4h30 du matin. C’est pourquoi nous réclamons des lampes frontales pour le bon déroulement de notre mission », ajoute ce premier responsable. Selon ses explications, le traitement des cadavres consiste notamment à les imbiber de produits de désinfection avant de les sceller dans des sacs mortuaires et de les mettre dans les cercueils. « Nos agents suivent ensuite le trajet le plus court pour le transport des victimes au cimetière. Une fois sur place, nous suivons également des étapes pour offrir un enterrement digne aux victimes », souligne notre source. A noter que jusqu’à maintenant, l’enterrement s’est toujours fait avec le consentement des familles, malgré la réticence des certaines d’entre-elles. 
Patricia Ramavonirina

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Editorial

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