Publié dans Politique

Président Zafy Albert - Vibrant et émouvant hommage de tout un peuple

Publié le mardi, 17 octobre 2017

Le Palais des sports et de la culture Mahamasina a accueilli une cérémonie d'hommage vibrant au Professeur Albert Zafy hier. Après le culte œcuménique, plusieurs personnalités issues de la famille, du corps enseignant de l'Université d'Antananarivo, du corps médical et du monde politique se sont succédé à la série de discours. Du Premier ministre aux proches collaborateurs, tous ont rendu un vibrant hommage au défunt chef d'Etat, saluant la mémoire d'un patriote hautement intelligent au parcours académique et à la carrière professionnelle aboutie.

Selon son ami et proche Manoro Régis, le père de la démocratie demeurera gravé à l'esprit collectif des malagasy pour son intégrité et sa droiture. « Le professeur Zafy Albert avait l'habitude de dire que le pouvoir ne devait pas servir à amasser les fortunes », a affirmé le secrétaire général du parti Union nationale pour la démocratie et le développement (UNDD) fondé par Albert Zafy. L'accessibilité, la disponibilité permanente du professeur ont également été mises en avant.  L'accent a été mis hier sur le rôle de précurseur de la réconciliation nationale qu'a été le défunt chef d'Etat. Mais l'intervention qui fut la plus marquante et la plus émouvante fut sans doute l'hommage de sa fille aînée, Sylvie Zafy. Cette dernière entourée de ses deux frères Aimé Zafy (l'aîné) et Titus Zafy (le cadet), a tenu un discours retraçant les qualités de leur père.
« Papa, pour nous, tu n'es pas mort. Tu es un grand homme et les grands hommes ne meurent pas. Tu resteras à jamais dans nos cœurs et dans les cœurs de tous les malagasy », a-t-elle affirmé. Elle n'a pas oublié de citer les qualités de son père « humble, droit, honnête, généreux ». Des qualités qui ont quelquefois desservi au Professeur mais qu'il a su garder tout le long de son parcours politique. Pour bon nombre d'observateurs politiques, ce fut son honnêteté que certains politiciens malintentionnés ont profité pour lui faire un coup bas aboutissant à son empêchement par le parlement en 1996.
Des talents de magicien
« Tu avais des convictions et des principes auxquels tu n'as jamais dérogé », poursuit encore sa fille, Sylvie Zafy. Ayant marché sur les traces de son défunt père, elle a également suivi des études en médecine et exerce actuellement en France. « Papa tu peux être fière de moi », a - t  - elle encore déclaré. Elle a également évoqué les « talents de magicien » de son père dans le domaine de la chirurgie qui lui ont valu les intarissables éloges du défunt Professeur Christian Cabrol, une illustre figure de la médecine française et non moins chirurgien cardiaque de renom dont il a eu l'occasion d'assister à plusieurs reprises dans de nombreuses opérations chirurgicales. « Tu peux partir la tête haute », a conclu Sylvie Zafy.
En quittant le palais des Sports de Mahamasina, la dépouille mortelle de l'ancien président Zafy Albert a été amenée en direction de Betsiaka, son village natal où il sera inhumé, samedi prochain.  Sur son passage hier, notamment dans le centre de la
Capitale, le peuple malagasy était au rendez-vous pour un dernier hommage à celui que beaucoup considèrent aujourd'hui comme étant le père de la démocratie à Madagascar. Le passage de l'ancien président à été marqué par un arrêt des activités. Quelques « aurevoir » fusaient des balcons des immeubles. Beaucoup ne comprennent d'ailleurs pas pourquoi la journée d'hier, ou à tout le moins la demi -journée, n'a pas été déclarée chômée et payée par le gouvernement…
Notons que la communauté internationale s'est également jointe aux hommages rendus à l'ancien président. Outre l'Union africaine, dans un communiqué rendu public hier, l'Union européenne  a salué « l'empathie » et « l'honnêteté » ainsi que « son engagement en faveur du développement, de la démocratie et des droits de l'homme ».
Il est toutefois dommageable que ce soit simplement à sa mort que certains reconnaissent la valeur de l'homme au chapeau de paille.
Sandra R.

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Editorial

  • Noyautage indécent
    A la guerre comme à la guerre ! On attaque. On neutralise. Et tous les moyens sont bons. Le pouvoir en place, en position de force, ne lésine pas sur toutes les astuces pour terrasser l'adversaire, l'opposition. La presse, le quatrième pouvoir dit-on, l'une des armes les plus efficaces entre les mains des deux camps, constitue la cible idéale. Le mode opératoire, vieux comme le monde, consiste à étouffer les médias indépendants ou proches du camp d'en face.

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