Publié dans Politique

Présidence du Sénat - Les jours d’Honoré Rakotomanana, comptés

Publié le mardi, 17 octobre 2017

 

Un calcul politique. C’est ainsi que bon nombre d’analystes politiques ont interprété la dernière nomination de l’ex – ministre d’Etat en charge de l’agriculture et de l’élevage, Rivo Rakotovao au poste de sénateur de Madagascar.  En principe, le président nationale du parti « Hery Vaovao ho an’i Madagasikara » est censé remplacer l’ex – sénateur Ahmad, élu à la tête de la confédération africaine du football (Caf) depuis déjà plusieurs mois. Mais pour les observateurs politiques avertis, cette nomination est surtout synonyme d’éviction imminente du président du Sénat, Honoré Rakotomanana.

Les jours de cet ancien juge international sur le fauteuil de président du perchoir d’Anosikely seraient donc bel et bien comptés. Selon les indiscrétions, le principal concerné n’aurait même pas été averti sur les tractations qui se sont opérées en haut lieu. Il n’aurait donc découvert le pot  aux  roses qu’au moment de la nomination, hier. Pourtant, il aurait dû être dans la confidence d’autant plus qu’il a été nommé sous le quota présidentiel et a été élu, presque à l’unanimité, à la présidence de la chambre haute par la majorité de sénateurs aux cravates bleues au sein du palais d’Anosikely. Une élection qui lui conférait le statut d’homme de confiance du Président Hery Rajaonarimampianina mais visiblement, les donnes ont changé. Cette « mauvaise » surprise se devinait d’ailleurs dans le discours – bilan de plus d’une heure du numéro un de la chambre haute hier à l’occasion de l’ouverture de la nouvelle session parlementaire. Il a particulièrement souligné l’importance du  « fihavanana » qui devrait primer sur tout autre intérêt financier selon lui. Faut – il rappeler que le doyen et président du perchoir d’Anosikely était déjà au cœur d’une tentative de destitution à deux reprises dans le courant de cette année. Son éviction pouvant survenir à tout moment, il n’aura pas dépassé les deux années à la tête du Sénat. Si l’on se réfère à l’article 46 de la Constitution malgache, Honoré Rakotomanana aurait dû assurer « les attributions présidentielles courantes jusqu’à l’investiture du nouveau président »  étant donné que  Hery Rajaonarimampianina en tant que futur candidat aux élections présidentielles doit démissionner de son poste soixante jours avant la date du scrutin présidentiel. Une disposition que le régime Hvm a voulu contourner voire exclure à tout prix par le biais d’une révision constitutionnelle qui a soulevé un tollé général chez  les partis de l’opposition et la société civile.

Sandra R.

 

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Editorial

  • Futiles doublons
    Madagascar, un archi-pauvre pays, se permet le luxe d’avoir deux ou trois instances administratives pour s’occuper d’un même secteur d’activité. Parmi les cinq pays les plus pauvres de la planète, la Grande île malmène les maigres possibilités financières entre ses mains. La notion d’austérité échappe totalement à nos pauvres dirigeants. Le peu que l’on dispose doit être géré scrupuleusement et consciencieusement. Trois grands domaines sont principalement touchés par l’ineptie du gaspillage de l’argent public : l’environnement, le tourisme et le transport. Des secteurs d’activités qui nécessitent, chacun pour leur part, une meilleure gestion. Les deux premiers, grands pourvoyeurs de devises, ont besoin d’un ensemble de stratégies bien ficelé. Tandis que le troisième, le transport, exige un traitement particulier. L’environnement, un patrimoine particulièrement riche et endémique qui ne demande qu’être traité de façon méthodique et rationnel, se trouve tiraillé par le ministère de l’Environnement et de la Forêt (Mef), d’une part, et…

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