Publié dans Politique

Cartes professionnelles des journalistes - Les cinq vice-présidents de l'Ojm brisent le silence

Publié le jeudi, 09 novembre 2017

« Non à l'interférence du gouvernement sur la délivrance des cartes professionnelles », peut - on lire en première ligne de la déclaration commune des cinq Vice-présidents de l'Ordre des Journalistes de Madagascar, hier. « Nous, cinq Vice-présidents de l'Ojm, représentant les six provinces de Madagascar, tenons à réagir fermement et alerter l'ensemble de la profession ainsi que l'opinion publique sur les dérives concernant la création d'une commission de délivrance de carte professionnelle pour les journalistes », souligne la même déclaration.

Rappelons qu'une décision du ministère de la Communication a fait savoir la création de ladite commission, il y a près de deux semaines.
Sur cette lancée, ces membres du bureau de l'Ojm dénoncent « l'illégalité de la décision unilatérale du ministre de créer la commission pour la délivrance de la carte de presse professionnelle et d'en nommer les membres, en totale violation des dispositions légales sur le sujet ».  Pour étayer son argumentation, l'Ojm évoque l'article 54 de la loi n°2016-029 portant code de la communication médiatisée parle très clairement de « commission paritaire au sein de l'Ordre des Journalistes pour la délivrance d'une carte d'identité professionnelle des journalistes». En d'autres termes, aucune consultation relative à la dite commission n'a eu lieu.
Selon la même déclaration,  les membres élus de l'Ojm au niveau de chaque région sont les seuls habilités à identifier les vrais journalistes qui méritent leur carte professionnelle. Une structure régionale a déjà été mise en place depuis le début de cette année pour procéder au recensement de ces journalistes suivant l'instruction du bureau national de l'OJM. L'article 55 du code de la communication stipule toujours que, « la commission paritaire est composée de représentants du Ministère de tutelle, des représentants des journalistes et des représentants des organisations patronales de la communication médiatisée. Elle est chargée de délivrer la carte d'identité professionnelle de journaliste conformément aux dispositions de l'article 54 ». Or, aucune assemblée générale des journalistes ni celle des organisations patronales n'a été tenue pour désigner ces représentants. Cette déclaration annonce un nouveau bras de fer qui oppose le ministère de la Communication et les journalistes.
Recueillis par S.R.

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Editorial

  • Futiles doublons
    Madagascar, un archi-pauvre pays, se permet le luxe d’avoir deux ou trois instances administratives pour s’occuper d’un même secteur d’activité. Parmi les cinq pays les plus pauvres de la planète, la Grande île malmène les maigres possibilités financières entre ses mains. La notion d’austérité échappe totalement à nos pauvres dirigeants. Le peu que l’on dispose doit être géré scrupuleusement et consciencieusement. Trois grands domaines sont principalement touchés par l’ineptie du gaspillage de l’argent public : l’environnement, le tourisme et le transport. Des secteurs d’activités qui nécessitent, chacun pour leur part, une meilleure gestion. Les deux premiers, grands pourvoyeurs de devises, ont besoin d’un ensemble de stratégies bien ficelé. Tandis que le troisième, le transport, exige un traitement particulier. L’environnement, un patrimoine particulièrement riche et endémique qui ne demande qu’être traité de façon méthodique et rationnel, se trouve tiraillé par le ministère de l’Environnement et de la Forêt (Mef), d’une part, et…

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