Publié dans Politique

Avant -projet de Code électoral - Des partis politiques maintiennent leur pression sur le gouvernement

Publié le lundi, 13 novembre 2017

Le groupement des partis politiques et des organisations de la société civile qui revendiquent un code électoral consensuel ne lâche rien. Hier au cours d’une conférence de presse, ces derniers ont de nouveau demandé au gouvernement de publier l’avant- projet du cadre juridique des élections, bien malgré le niet adressé par l’Exécutif à une précédente demande. 

En fin de la semaine dernière, le Premier ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana avait en effet adressé une fin de non recevoir à la demande de ce groupe d’avoir un droit de regard sur les textes qui seront soumis en Conseil de gouvernement et des ministres.  
Arguant que les avis des politiques et de la société civile avaient déjà été entendus lors des débats  durant l’atelier de restitution des travaux du comité interministériel chargé de la révision de l’encadrement juridique du processus électoral à Madagascar, fin octobre dernier au Carlton d’Anosy, le locataire de Mahazoarivo de rajouter que si ces derniers voulaient encore exprimer leur opinion, la porte des deux chambres du Parlement étaient ouvertes pour les lobbyings. 
En réponse à cette posture de l’Exécutif, les membres du « groupement » ont annoncé hier la mise en place d’un comité de vigilance démocratique pour les élections qui sera  chargé d’exiger auprès du gouvernement de leur remettre le projet de loi sur le Code électoral, « pour une meilleure transparence, avant sa présentation au Conseil des ministres et surtout avant son envoi aux deux chambres parlementaires pour adoption de loi, de revendiquer la diffusion publique du nouveau code électoral pour qu’il soit consensuel et accepté par tous, n’engendrant pas une crise pré pendant et post électoral, de demander le respect de la Constitution pour que l’élection ait lieu en 2018, de solliciter la communauté internationale à soutenir les efforts des Malagasy pour le respect de la démocratie ». Un comité de vigilance qui est composé des membres de la commission consultative renforcé par les chefs de partis politiques et des sociétés civiles ou de leurs représentants. 
En parallèle, les membres de cette plateforme ont décidé de saisir la communauté internationale par le biais d’une lettre.
« Le mouvement ne serait seulement pas de contestation mais aussi de sensibilisation et d’éducation à nos citoyens pour leur choix à des élections, une prise de connaissance du Code électoral et des textes réglementaires régissant les élections », soutient le communiqué signé par les membres du comité coordonnateur de ce groupe à savoir Ihanta Randriamandranto, Eliana Bezaza, Yves Ramarojaona…
En outre, ces derniers de rappeler que les textes une fois soumis à l’Assemblée nationale et au Sénat étaient quasi systématiquement adoptés par les parlementaires d’où la nécessité de mener le combat bien en amont.
Pour rappel, ce groupe de partis politiques et d’entités de la société civile constatent que « leurs suggestions, issues de plusieurs ateliers organisés par la Commission électorale nationale indépendante et les partenaires techniques et financiers, élaborées par la Commission consultative de réflexion et de proposition pour l’amélioration de l’encadrement juridique du processus électoral malgache remis au gouvernement le 18 juillet 2017, ne sont pas respectées par le Comité interministériel chargé de la révision de l’encadrement juridique du processus électoral malgache qui a présenté leur rapport le 30
octobre 2017 au Carlton Anosy ». 
Craignant un scénario similaire au Code de la Communication, ce groupe évoque ainsi ses doutes ses suspicions d’un changement de leurs propositions par le gouvernement avant sa présentation au conseil des ministres et de son adoption aux Deux chambres parlementaires d’où un précédent ultimatum d’une semaine  pour la publication de l’avant-projet de loi relatif aux élections.  En tout cas, bon nombre d’observateurs ont peu d’espoir que l’Exécutif accède à cette nouvelle demande de publication de l’avant projet de texte sur le code électoral. Les chefs de file des partis politiques ont laissé entendre qu’ils allaient élaborer une proposition de lois électorales, de leur côté, qu’ils vont soumettre aux deux chambres du Parlement, le cas échéant.
A.R.

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Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

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