Publié dans Politique

Analamahitsy - Tentative d'assassinat sur un ressortissant français

Publié le lundi, 13 novembre 2017

Les agressions contre les membres de la communauté indopakistanaise de la capitale sont loin de se terminer. Pas plus tard qu'hier matin, c'était au tour de Moustapha Ameralli, un ressortissant français d'être visé du côté d'Analamahitsy. Ce père de famille était au volant de sa voiture, une Audi A6 qui fut bloquée dans un embouteillage se produisant sur une chaussée étroite, lorsque deux inconnus, masqués de cagoules, à bord d'une moto-cross rouge, l'ont abordé. Une fois que la moto se trouvait à la hauteur de la voiture, le passager a sorti une arme de poing pour faire feu, et ce, au moins à deux reprises, en visant particulièrement l'automobiliste.

Touché à la fois au visage et à son torse, l'indopakistanais, qui a survécu  aux tirs, a encore tenté une sortie et la Audi a embouti deux autres voitures. Le malheureux a voulu sortir de voiture mais il s'est écroulé aussitôt. Un projectile lui a fait éclater la joue et arracher ses dents ! Des curieux ont tenté de le sauver en attendant l'arrivée des secours qui l'ont évacué vers une clinique privée.  A l'heure où nous mettons sous presse son état reste critique.
Quant aux agresseurs, ils ont fait rapidement demi-tour, sitôt leur forfait accompli. Dans la trop grande précipitation de celui qui a piloté, le deux-roues a embouti la partie arrière d'un taxi-be. La violence du choc a fait éjecter à terre celui qui a tiré. Comme il n'a pu plus regagner son acolyte, qui a foncé sur la moto, l'assaillant a pris la fuite à pied et à travers un dédale de cimetière, l'arme au poing. Le fugitif avait la police aux trousses mais n'a jamais pu être attrapé, du moins selon une source policière.
Des témoins ont rapporté que la moto des agresseurs, dont on ignore l'identité et le mobile, a pris en filature l'Audi depuis que son conducteur a déposé ses enfants au lycée français d'Ambatobe. Des limiers du commissariat du 8e arrondissement et leurs collègues de la brigade criminelle ont ratissé le secteur jusque tard dans l'après-midi.
Règlement de comptes ?
Jusque-là, la thèse d'un règlement de comptes est privilégiée, du moins selon cette même source.
La succession des faits, en l'espace d'un week-end,  laisserait perplexe certains observateurs qui ont immédiatement fait un raccourci, en se demandant s'il n'y avait pas un lien entre le kidnapping raté de la fille du propriétaire indopakistanais d'un grand magasin de la Capitale vendredi, toujours dans cette même partie de la capitale, précisément à Ambatobe, et l'horrible agression subie par ce chef de famille…
En tout cas, seules les enquêtes permettront d'en savoir davantage sur cette affaire. Il faut noter par ailleurs que ce ressortissant karana ne s'est pas fait que des amis dans le milieu.  D'après certaines informations, lors de son incarcération à Tsiafahy il y a quelques années, il aurait ainsi été victime de harcèlement. En outre, des bribes d'information ont permis d'apprendre que ce ressortissant français d'origine indopakistanaise a mailles à partir avec des membres de sa communauté. Un différend avait même à l'époque été porté devant
le Tribunal. L'homme avait alors remporté le procès et son adversaire avait été condamné à plusieurs années d'emprisonnement.  Notons également que, souvent victime de harcèlement et d'extorsion de fonds,  le dossier concernant ce ressortissant français serait ainsi suivi de près depuis quelques temps par le Consulat de France, selon des informations recueillies auprès d'une source indiquée.
En l'espace de quelques mois, plusieurs membres de la communauté indopakistanaise ont donc été ciblés par des tirs d'armes à feu alors qu'ils étaient dans leurs voitures, pour ne citer que deux autres cas : En août dernier, le consul honoraire de Malaisie à Antananarivo avait été assassiné un jeudi soir en plein centre ville de la capitale de Madagascar, avait été abattu à bout portant par des coups de feu.  Douze mois plus tôt, un jeune ressortissant indopakistanais en vacances dans la Grande île avait été tué par un tir d'arme à feu  du côté de Mangasoavaina Besarety, alors qu'il était au volant de sa voiture.
Recueillis par A.R.

1 Commentaire

  • Posté par Nalma
    mardi, 14 novembre 2017

    raison de plus pour vivre ailleurs....

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Editorial

  • Canular !
     Et la farce continue. De mascarade en mascarade, les hommes du pouvoir mènent en bateau les 25 millions de Malagasy. Des numéros, très maladroitement interprétés, au lieu d’égayer la galerie, offusquent. La comédie vire à la pitrerie. La sauce mayonnaise tourne. C’est raté ! Iavoloha, mordicus et contre vents et marées,  persiste et signe de sa volonté à tripoter la Constitution. Ayant butté à une fin de non recevoir de la part des partenaires nationaux soutenus par la Communauté, les dirigeants aux cravates bleues ne désarment point. Pour contourner la chose, ils sont en train de mettre sur pied une nouvelle tactique. En effet, Iavoloha passe le relais aux parlementaires patentés au pouvoir. Les députés et sénateurs  proches du régime cogitent un plan machiavélique en vue de « toucher » à la Loi fondamentale. 

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