Publié dans Politique

Destitution de Robert Mugabe - Leçon à retenir pour les Présidents amoureux !

Publié le dimanche, 19 novembre 2017

Le Président du Zimbabwe, Robert Mugabe est plus que jamais proche de la sortie.. Hier, le parti au pouvoir, la Zanu-Pf (Union nationale africaine du Zimbabwe – Front patriotique) a annoncé qu’il enclencherait au Parlement la procédure de destitution du plus vieux dirigeant en exercice au monde, 93 ans, si celui-ci ne démissionnait pas avant ce jour. Il a également été annoncé plus tôt que le Chef de l’Etat zimbabwéen avait été démis de ses fonctions à la tête de son parti. 

En outre, Emmerson Mnangagwa, a été désigné candidat à la présidentielle de 2018.  La destitution de cet ex-vice-président du Zimbabwe, le 6 novembre dernier avait, pour rappel, provoqué l’intervention de l’armée et les évènements actuels. Cette dernière a dû intervenir suite à la tentative de Robert Mugabe de mettre la Première dame, Grace, à la place de Emmerson Mnangagwa et de la présenter ensuite aux prochaines élections présidentielles.  Les ambitions et les excès de sa femme dont il était visiblement éperdument amoureux auront mis « en péril l’autorité du tout puissant et autoritaire Robert Mugabe ». Mariée à Mugabe, de 41 ans son aîné en 1996, peu après 

la mort de la première femme du dirigeant zimbabwéen, l’ex secrétaire du chef d’Etat, Grace Mugabe s’était attiré ces derniers temps les critiques pour ses extravagantes dépenses. Des excès qui lui vaudront des surnoms tels que « Gucci Grace », « La Première acheteuse ». Protégée par son mari, celle qui est également surnommée   « Disgrace », qui signifie  « honte » en français, avait accédé à la tête de la puissante Ligue féminine, au sein du parti présidentiel.  Au fil du temps, Grace Mugabe ne faisait plus de mystère sur sa volonté de succéder à son mari. Dans les coulisses, celle-ci et son mari se seraient débarrassés de tous les prétendants au pouvoir encombrants. Elle s'en était ainsi prise  à la vice-présidente Joice Mujuru, alors pressentie pour prendre la relève de son époux. Sans détour, la Première dame l'accuse de complot et de corruption et précipite l'éviction de celle qui était pourtant l'une des héroïnes historiques de la guerre d'indépendance. Grace Mugabe parcourt le pays en fustigeant tous ceux qui ne se rangent pas derrière le Chef de l'Etat. Les observateurs de la vie politique locale la disent soutenue par un groupe de jeunes quadras ambitieux réputé pour ses actions violentes, baptisé par certains le "G40". Forte de la protection de son mari, Grace Mugabe devient très redoutée au sein du régime, d'autant plus que ses coups de colère sont légendaires.  Récemment, Grace Mugabe avait affirmé publiquement être prête, le moment venu, à gouverner le pays, et que le parti allait bientôt changer ses statuts pour qu’une femme soit vice-présidente.  Peu après, le vice-président Emmerson Mnangagwa considéré comme le dauphin de Robert Mugabe avait été limogé par ce dernier suite à un bras de fer avec Grace Mugabe. Avec ce limogeage, Grace Mugabe s’est retrouvée en position idéale pour succéder à son époux. Avant que l’armée ne décide de se rebeller. En tout cas, Robert Mugabe n’est assurément pas le seul Chef d’Etat à être dans de beaux draps par amour pour sa femme.  L’ex- Président de la Tunisie Ben Ali en a fait les frais. D’autres pourraient 

suivre…

Recueillis par A.R.

1 Commentaire

  • Posté par Randrianando
    lundi, 20 novembre 2017

    D’autres pourraient suivre…
    Vous voulez insinuer .................le mémé cas peut se reproduire à Madagascar.

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    La Grande île échapperait-elle à tout contrôle ? Les dirigeants, maîtres de ce régime, ne parviendraient-ils pas à maîtriser la gestion des affaires nationales ? Tout porte à croire que le pays est sens dessus dessous ! Une cacophonie d'indiscipline et de cafouillage où tout semble, apparemment, permis.

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