Publié dans Politique

Port de Toamasina - La société Mictsl dicte sa loi

Publié le jeudi, 23 novembre 2017

Le ton monte chez les opérateurs d'exploitation de transport maritime et portuaire qui utilisent le port de Toamasina. Au cœur de ce mécontentement, les agissements de la société Mictsl (Madagascar International Containers  Terminal Services Ltd), fournisseur de services en matière de containers au Grand Port.  Le 13 octobre dernier,  les opérateurs ont adressé une lettre de doléances au ministre des Transports et de la Météorologie. Une lettre qui rapporte les faits de blocages imputés à la société Mictsl qui semble dicter sa loi. Ces faits se résument en la lenteur dans toutes les attributions de ladite société, depuis les opérations chronologiques de réception des dossiers des transporteurs et d'exploitation de navire jusqu'à leur départ.

Il en est de même pour la taxation qui dure une journée entière selon leur compte rendu. Une lenteur qui se répercute sur les autres actions de transit, de transport et de déclarations auprès de la douane. Face à cette situation, le groupement des opérateurs d'exploitation œuvrant dans le transport maritime et portuaire interpelle le ministère en vue de la prise de « mesure adéquate envers la société Mictsl afin de rectifier dans l'immédiat les lenteurs  de ses actions d'exploitation de navire et sa gestion de clientèle ».
Mesures unilatérales
Outre le ministère de tutelle, le directeur général de la Spat (Société du Port à gestion autonome de Toamasina) a également été avisé de la situation. Les opérateurs se sont plaints de plusieurs problèmes comme les augmentations considérables et incessantes des tarifs et facturations, la création malencontreuse de pénalisations de plus en plus exorbitantes et exagérées, la prise de mesures unilatérales de contraintes, les pannes à répétition suivies d'insuffisance de remplacement des matériels, le manque de fluidité d'informations sur des situations dans le port (notamment les positions et mouvements des navires ainsi que des containers), les arrêts de prestations non compensés entrant en totale violation des cahiers des charges, la
tendance à la corruption répandue des agents au sein du service Tac (Terminal à Conteneur), entre autres. Par la même occasion, les opérateurs ont sollicité la tenue d'une réunion de tous les acteurs en vue des mesures de redressement.
Un problème d'arrêt de travail du portail n°5 le 14 novembre dernier vient s'ajouter à cette liste de mésaventures des opérateurs avec la Mictsl. Un blocage que cette dernière nie avoir provoqué. En tout cas, la prise de mesures immédiates est fortement sollicitée par les opérateurs qui craignent une répercussion sur les consommateurs.
Recueillis par S.R.

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