Publié dans Politique

Exploitation d’or - Les Chinois font la loi

Publié le vendredi, 01 décembre 2017

Malgré les discours des dirigeants du pays, il semble que le phénomène de l’exploitation illicite de pierres précieuses ne soit pas près de s’arrêter. Les exploitations menées par des chinois, en particulier, ne cessent de défrayer la chronique. Des chinois exploitent depuis quatre mois environ le site aurifère de Bekabija dans le Fokontany Morarano, Commune Sarobaratra dans le District de Tsaratanàna, Région Betsiboka. Dotés d’engins et de matériels haut de gamme, ces ressortissants chinois extrairaient une dizaine de kilos par semaines des mines à ciel ouvert de ce site.

Une exploitation qui se ferait pourtant en toute illégalité, selon les témoignages de certains résidents locaux.  Un haut fonctionnaire de la localité qui  a requis l’anonymat affirme que ces Chinois bénéficieraient de la complicité  passive de certaines autorités locales, notamment d’un haut responsable des forces de  l’ordre et d’un administrateur civil. Les autorités locales  en question, selon d’autres sources, travailleraient de concert avec des gens très  haut placés de la Capitale  dans cette affaire d’exploitation aurifère illicite qui les  protégerait.  Pour étayer leurs dires, les sources indiquent que dernièrement une pompe à eau a été donnée à ces Chinois par une personnalité qui gravite dans les hautes sphères de l’Etat.  Notre source tient cependant à disculper le maire et le chef de District qui ne seraient pas favorables à l’installation de ces  Chinois. Pendant que  les Chinois et certaines autorités locales imposent la loi et se remplissent les poches, les habitants des  villages concernés assistent impuissants au pillage de leur contrée. D’autant que des éléments des forces d l’ordre se relaient sur place pour protéger les Chinois. Force est de se demander ce que fait le ministère auprès de la Présidence chargé des Mines et du Pétrole ? Le ministre en particulier semble montrer ses limites.   Le site aurifère de Bekabija Tsaratanàna est le symbole, d’une part, du désordre actuel qui règne dans ce secteur de l’orpaillage à Madagascar et d’autre part, de la mainmise des Chinois sur les exploitations d’or dans le pays. Cette localité n’est pas la seule à être dans cette situation car cela a déjà été aperçu dans plusieurs autres localités de la Grande île.  La société chinoise détentrice du permis d’exploiter fait sa loi sous la protection des forces de l’ordre. Malgré l’absence d’autorisation, les ressortissants chinois ont réussi à avoir le quitus de certaines autorités locales civiles et militaires pour exploiter un site. Dans d’autres cas, les Chinois sont en règle cependant l’exploitation ne profite qu’aux exploitants et à une certaine mesure aux hauts dirigeants. Les retombées sont quasi inexistantes pour la population locale. Ce sont pour ces raisons notamment que ces projets d’exploitation se heurtent à une forte résistance des résidents locaux.

Recueillis par A.R.

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