Publié dans Politique

Exportation de bois précieux - Madagascar toujours sous embargo

Publié le mercredi, 06 décembre 2017

Interdiction maintenue. La décision de la Convention sur le commerce international des espèces de faune et flore sauvages menacées d'extinction (Cites) vient de tomber. Ce fut à l'issue de la 69ème réunion de son comité permanent à Genève du 27 novembre au 1er décembre derniers que la Cites a décidé de maintenir l'embargo dans l'exportation des bois de rose, du palissandre et du bois d'ébène pour Madagascar. Une réunion à laquelle a assisté la ministre de l'Environnement, de l'Ecologie et des Forêts, Ndahimananjara Johanita.

«  Le cas des bois précieux de Madagascar a suscité de longues discussions. D'ailleurs, une session a été consacrée aux questions spécifiques à ces espèces, dont les bois d'ébène, palissandres et bois de rose », peut - on lire dans le communiqué du fonds mondial pour la nature (Wwf) à ce sujet.
A priori, la Cites s'est particulièrement penchée sur les forêts humides de l'Atsinanana, site du Patrimoine mondial de l'Unesco, qui abritent certaines des forêts les plus vierges de la planète et des écosystèmes uniques. Un endroit qui figure également dans la liste des sites en péril de l'Unesco pour différentes raisons dont les activités minières illégales, le braconnage des lémuriens, mais surtout la surexploitation de bois précieux liée au trafic de ces espèces. 
 Progrès insuffisant
Constatant un manque de progrès dans la mise en œuvre du plan d'action sur les bois précieux de Madagascar, le Secrétariat Général de la  Cites a donc proposé de maintenir la recommandation aux  pays membres de la Convention de ne pas autoriser les exportations ou réexportations à des fins commerciales, de spécimens de bois d'ébène,  de bois de rose et de palissandre de Madagascar, selon toujours le Wwf.
Une décision qui est soutenue par le bureau du Wwf à Madagascar. « Nous appelons les autorités à redoubler d'efforts dans la mise en œuvre du plan d'action, en particulier, dans l'application des lois en vigueur concernant l'exploitation illicite de ces espèces et les auteurs de ces faits », a déclaré Nanie Ratsifandrihamanana, directrice du Wwf Madagascar. Supplanté par les différents problèmes sociaux qui préoccupe le commun des malagasy, le trafic des bois précieux dont le bois de rose, en particulier, continue de faire rage dans le Grand nord.
Recueillis par Sandra R.

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