Publié dans Politique

Politique étrangère du régime Rajaonarimampianina - Au ras des pâquerettes !

Publié le dimanche, 17 décembre 2017

L’expression « au ras des pâquerettes » est quelque peu désuète. Cependant elle illustre avant tout la politique étrangère du régime Rajaonarimampianina, souvent en dessous de la moyenne.   Pour rappel, la politique étrangère est définie comme étant l'action menée par un Etat en vue d'établir des relations diverses avec d'autres Etats, de coopération internationale, commerciale, diplomatique et militaire, etc. C'est le ministère des Affaires étrangères qui conduit effectivement la politique extérieure de son pays sous contrôle gouvernemental.  S’il existe un domaine où le régime actuel échoue plus qu’ailleurs, c’est bien la politique étrangère.

 

Nombre de personnes ont remarqué l’incapacité de nos dirigeants de nommer des ambassadeurs dans des grands pays comme la France, les Etats-Unis, la Suisse et même le Japon où le Chef de l’Etat s’est rendu récemment. Unique ambassadeur nommé par le locataire d’Iavoloha à ce jour, le professeur Alain Tehindrazanarivelo Djacoba ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de Madagascar à Addis-Abeba est l’exception à la règle. A  une année de la fin du mandat du Président Hery Rajaonarimampianina, rien de concret n’est fait.  Faut-il pourtant noter l’importance d’avoir des ambassadeurs en matière de diplomatie et de relations extérieures surtout avec nos partenaires ?  En effet, afin de développer le partenariat, il est utile d’avoir des échanges d’égal à égal. Il faut que les négociations avec les pays partenaires de Madagascar se tiennent entre personnes de même statut. Qui plus est, le régime en place ne cesse d’initier et de multiplier les rencontres internationales dans l’objectif de trouver des investissements étrangers ? Or dans bon nombre de nos représentations diplomatiques, ce sont des chargés d’affaires qui détiennent les manettes depuis des années. D’autres ambassades sont tout simplement vides. 

 Défaut

En outre, nommé il y quelques mois au ministère des Affaires étrangères en remplacement de Béatrice Atallah, le ministre Henri Rabary Njaka part avec un handicap étant donné son passif avec la communauté internationale… S’il est également un domaine dans la politique étrangère où le régime doit faire des efforts ce sont les prises de position sur des sujets d’actualité internationaux. Le 5 décembre à Tokyo  lors de sa rencontre avec le Premier ministre japonais Shinzo Abe, le Président Rajaonarimampianina a réitéré la condamnation du programme nucléaire nord-coréen ainsi que les tirs de missiles balistiques au-dessus du territoire japonais. Il s’agit d’une des rares prises de position connue du Chef de l’Etat malagasy. Beaucoup estiment que si Madagascar veut exister certaines prises de position forte de ce genre sont requises de la part du locataire d’Iavoloha. Qu’en est-il notamment de la position de la Grande-île par rapport  à la décision du Président américain de considérer la ville sainte comme la capitale de l'Etat hébreu ? 

Hery Rajaonarimampianina a participé récemment au « One planet Summit » initié par le Chef de l’Etat français, afin de trouver des moyens, sur le terrain économique pour soutenir entre autres les transitions énergétiques. Quid de la position de la Grande-île par rapport à la décision du Président Américain, Donald Trump de retirer les Etats-Unis de l’Accord de Paris sur le  Climat ? En tout cas, la politique étrangère a beaucoup fait défaut au régime Rajaonarimampianina. Dans ce domaine, l’actuel pouvoir est dépassé, et de loin, par les régimes « démocratiquement élus » de l’Amiral Didier Ratsiraka et de  Marc Ravalomanana, selon un analyste. Et pourtant, l’actuel Chef de l’Etat  disposait de meilleures chances, étant donné qu’il a été placé par la communauté internationale, selon  un certain nombre de  personnes.

 A.R.

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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