Publié dans Politique

Journée d'assainissement - Initiative louable mais…

Publié le mercredi, 10 janvier 2018

Jour J pour la journée d'assainissement annoncée par le Président de la République hier. Une journée qui a beaucoup plus suscité l'enthousiasme des dirigeants et les agents du secteur public que les simples citoyens. A preuve, aucune mobilisation majeure n'a été observée au niveau des fokontany contrairement aux ministères et autres institutions qui ont observé une journée plus active que d'habitude.

Pourtant, les communautés de base devraient être les premières cibles dans ce genre de disposition. Pour beaucoup, cette journée d'assainissement sonnait donc surtout comme une gesticulation de façade qu'une réelle et profonde mobilisation citoyenne.
« Faire de l'assainissement sur le territoire national une priorité, tel est l'objectif de cette journée », était le mot d'ordre mis en avant par l'Etat au moment du lancement de cette journée. Un objectif qui n'a rien de négatif en soi et qui est même louable à plus d'un titre mais qui manque cruellement d'organisation et de bonne foi, et ce, à l'image de tous les évènements organisés par le régime. En premier lieu, si l'assainissement était effectivement une priorité, le budget alloué à l'acheminement des ordures, le nettoyage des canaux d'évacuation devrait être conséquent.
L'engagement citoyen à créer
Une telle initiative devrait aussi être accompagnée d'une éducation citoyenne à la propreté. Une éducation qui fera comprendre à tous les Malagasy que la propreté est nettement mieux que l'habituelle insalubrité à laquelle nous sommes habitués. Une éducation intensive qui viserait à effacer toute trace de la mentalité actuelle qui tend vers la gabegie.  En effet, si les citoyens étaient réellement éduqués à l'hygiène et la propreté, la montée des eaux et les inondations ne seront pas autant redoutées en cette période cyclonique.
Par ailleurs, l'assainissement doit également être accompagné de mesures drastiques comme les sanctions contre ceux qui s'acharnent à jeter les ordures dans les lieux publics ou dans la rue tout simplement au lieu de jeter dans les bacs à ordures. Si l'objectif de lutter contre la pollution était réellement présent, l'Etat devrait davantage encourager les initiatives en faveur de la propreté comme le recyclage des déchets ou l'utilisation des produits biodégradables.  L'année dernière, le ministère du Commerce a annoncé l'interdiction de l'usage des sachets en plastique dans les marchés. Une interdiction
qui a fait l'effet d'un feu de paille puisqu'après un court moment de prohibition, les sachets plastiques sont reviennent en force et ce, depuis très longtemps.
Sandra R.

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Prétendu « achat de voix » pendant la propagande - Un candidat répond aux observateurs européens
  • Visite de Ravalomanana aux Barea - Une offense au football malagasy
  • Fianarantsoa I, Mananjary … - Des preuves flagrantes de manipulation de voix
  • Insécurité urbaine - Nassir de Conforama kidnappé
  • Anomalies électorales - Le camp Rajoelina saisira la HCC
  • Trafic à la douane - Mbola Rajaonah interdit de sortie du territoire
  • Représentant auprès de la CENI - Le camp Rajoelina plie bagage
  • Haingo Rasolofonjoa - « Il faut préserver avant tout la paix sociale dans ce contexte difficile »
  • District de Tsaratanana - Un kidnappeur notoire éliminé
  • Distribution d’argent - Démenti formel des Ampanjaka

Editorial

  • Flou déroutant !
    Pour des raisons qui restent à définir sinon à  éclaircir, la CENI s’entête à œuvrer dans un cadre embrouilliaminique. Le manque de visibilité dans lequel les travaux relatif aux décomptages et aux traitements des voix issues de l’élection présidentielle du 7 novembre 2018 s’effectuent, irrite les esprits. L’entêtement de l’équipe du Maitre Hery Rakotoarimanana à continuer de publier des contestés déconcertent plus d’un. Elle juge inappropriée la requête des proches collaborateurs de certains candidats, entre autres ceux du MAPAR d’Andry Nirina Rajoelina, de revoir le mécanisme de traitement des procès-verbaux (P.V.) émanant directement des Bureaux de vote (B.V.). Les décalages sont flagrants ! Il se trouve que le candidat n° 13 soit  le plus perdant dans cet imbroglio. Mais en fin de compte, la majorité des candidats se sentent tous lésés à travers ce mic-mac. Mais, la CENI ne veut rien en savoir ! 

A bout portant

AutoDiff