Publié dans Politique

Décès de Léon Rajaobelina - La Présidence humiliée !

Publié le mercredi, 17 janvier 2018

Lors du décès de Léon Rajaobelina, la présidence de la République a subi un affront dû à sa maladresse. A la mort de ce grand commis de l’Etat, non moins conseiller de l’actuel président de la République, un émissaire de  la présidence est venue auprès de la famille pour l’informer d’une décision d’octroyer au défunt, à titre posthume, une distinction honorifique.  Une demande refusée  par la famille qui s’est référée à la volonté émise par Léon Rajaobelina de son vivant. Celui-ci qui a traversé les régimes successifs, depuis la deuxième à la quatrième République, a eu maintes fois l’opportunité de recevoir une telle distinction. Mais de par sa modestie légendaire, il a toujours refusé la sollicitation des dirigeants.

Du coup, la famille du défunt a ainsi refusé poliment l’initiative du locataire actuel du Palais d’Iavoloha. Nul ne sait si le message a été mal transmis à qui de droit par l’émissaire ou c’est la présidence même qui voulait faire le forcing.  En effet, à la tête d’une lourde délégation d’une cinquantaine de personnalités à la présentation des condoléances de l’Etat, le président Hery Rajaonarimampianina a annoncé à la famille qu’il va remettre la distinction à son conseiller. Mal lui en a pris, aucun membre de la famille n’a bronché. Une manière certainement pour cette dernière de manifester son refus devant ce qu’elle considère comme un forcing. La remise de la distinction n’a pas eu lieu finalement. D’après un témoin, la colère se lisait sur le visage du président de la République quand il a quitté les lieux avec sa délégation. Une colère qui ne s’est pas estompée et transmise aux membres du gouvernement et au collège des conseillers de la présidence. A preuve,  ces personnalités venues en masse au domicile du défunt ont brillé par leur absence aux funérailles de ce grand homme qui s’est toujours mis à la disposition de son pays sans chercher à recevoir quoi que ce soit en retour. Une espèce rare, très même, en voie de disparition….

 R. Michel

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Editorial

  • Qu’elle se fâche !
    Un quotidien de la place, proche du régime, titrait à la Une de son journal ce week-end dernier « L’Union africaine se fâche ». Ce média faisait longtemps référence, journalistiquement parlant, dans le pays. Mais depuis que son patron fit allégeance au grand manitou du pouvoir en place, il va à contre-sens du vent qui souffle à travers tout le pays, en ce moment, et change son fusil d’épaule. Petite parenthèse !   Après avoir pris acte des rapports des émissaires dépêchés dans la Grande île, le président de la Commission de l’Organisation de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, aurait tapé sur la table. En fait, devant l’échec sans appel de la médiation initiée par l’Organisation continentale dirigée sur place par le diplomate algérien Ramtane Lamamra, l’envoyé spécial, en coordination avec Joaquim Chissano, de la SADC et d’Abdoulaye Bathily de l’ONU, l’Union africaine (UA) se fâche. Elle déplore, dit-on, l’« intransigeance » des parties concernées. Vu…

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