Publié dans Politique

Insécurité - Le propriétaire de « Kalidas » kidnappé en plein jour !

Publié le mercredi, 17 janvier 2018

Il est 18h35 à Antanimena. Un embouteillage monstre bloque la circulation, comme à chaque fin d’après – midi, sur cet axe situé entre l’ancien ambassade des Etats – Unis et le grand rond point d’Antanimena, juste devant la villa Pradon.  Dans la file de voitures, une voiture noire de marque Honda conduite par un ressortissant « karàna » et deux gardes  du corps, dont l’un était assis devant du côté passager tandis que l’autre était à l’arrière. A priori, la voiture prenait la direction d’Ankorondrano. Soudain, 3 scooters transportant chacun deux bandits surgissent de derrière la voiture et se place des deux côtés. Au total, les agresseurs étaient au nombre de 6, tous armés, et portant des casques. Deux agresseurs placés du côté droit de la Honda noire casse la vitre avec leurs armes puis forcent l’un des gardes du corps à sortir de la voiture et s’agenouiller.

Les autres ont tiré des coups de feu en l’air pour dissuader toute tentative d’intervention des passants. Au moins deux coups de feu ont été entendus, selon un agent de sécurité présent sur place et qui a voulu secourir le kidnappé mais a dû rebrousser chemin en voyant les armes des ravisseurs. De l’autre côté, les 4 autres bandits ont forcé le  « karàna » à sortir de la voiture. Il a été placé entre les deux bandits à bord d’un scooter qui a aussitôt démarré en trombe, suivi du 2ème scooter. Le dernier scooter transportant les deux autres kidnappeurs a perdu l’équilibre et s’est renversé en plein milieu de la rue devant de nombreux témoins tétanisés. L’un des agresseurs est tombé et a pu se relever pour prendre la fuite à pied dans la même direction que ses compères. Les bandits disparurent, laissant la voiture noire avec  les deux vitres cassées. Les body-guard de la victime, quant à eux, étaient abasourdis par la rapidité des bandits. « Ils m’ont menacé avec leurs armes et étaient à deux doigts de tirer à bout portant », explique un des gardes du corps.

 Une opération en moins d’une minute

 L’homme, un septuagénaire, n’est autre que le propriétaire de la bijouterie Kalidas à Analakely selon la confirmation de l’un des gardes du corps. Lesdits gardes du corps étant des policiers dont l’un en exercice et l’autre retraité. D’après nos informations, les agresseurs avaient déjà suivi la voiture noire depuis son point de départ à Analakely. L’enlèvement n’a duré qu’une petite minute, 50 secondes plus exactement. « Tous ceux qui ont assisté à la scène ont été terrorisés et n’ont pu rien faire », confie un témoin qui a assisté au kidnapping du début jusqu’à la fin. Et de poursuivre que « les agresseurs ont pris la fuite en empruntant la ruelle menant vers le stade Malacam Antanimena ». Plusieurs détails ne manquent pas de tiquer dans le déroulement de ce kidnapping. Le premier, était l’absence totale de réactions des passants et de tous les témoins qui ont assisté à la scène. Plus particulièrement les occupants d’une voiture pick-up d’une société de sécurité ayant pignon sur rue. Une inertie provoquée certainement par la peur. Le second était l’arrivée très tardive des policiers sur les lieux, soit 10 voire 15 minutes après le forfait. Un long moment qui a permis aux bandits d’avoir une longueur d’avance dans leur fuite. Normalement, des agents de circulation sont pourtant postés devant le rond point d’Antanimena à cette période qui correspond à une heure de pointe. En tout cas, le mode opératoire des kidnappeurs se ressemble ces dernièrs temps. Après la récente libération de l’employé de l’Ucodis, il s’agit donc du premier kidnapping de ressortissant indo – pakistanais pour cette année 2018 mais l’énième du genre depuis plusieurs années !

S.R.

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