Publié dans Politique

Carte de presse - Les patrons de médias entendus

Publié le vendredi, 09 février 2018

Une rencontre entre les membres du Groupement des éditeurs de presse d'information et de multimédia de Madagascar (Gepimm) et le président de la commission de délivrance de la carte de presse professionnelle Nicolas Rabemananjara a eu lieu hier dans la matinée. Sollicitée par ce dernier, la rencontre avait pour objectif de trouver une solution à l'imbroglio actuel dans le monde des médias suite à la décision du ministère de la Communication de créer unilatéralement une commission qui serait chargée de délivrer les cartes de presse.

L'occasion a été choisie par les membres du Gepimm pour expliquer au président de la commission leur position, celle qui consiste à revenir à la légalité dans le processus de désignation des membres de la commission. Les patrons de presse revendiquent en effet de donner aux journalistes le droit d'élire leurs représentants au sein de la commission paritaire, par le biais d'une assemblée générale, qui sera convoquée par l'Ordre des journalistes de Madagascar, lequel continue à expédier les affaires courantes malgré que son mandat ait expiré, ou à défaut par le ministère de la Communication.
Les dirigeants de médias malagasy revendiquent également le droit pour les patrons de presse de désigner leurs représentants au sein de cette même commission. Les patrons de médias sont en effet actuellement privés du droit de désigner leurs représentants au niveau de ladite commission. En cause, la démarche unilatérale du ministère de la Communication  de créer une commission et de nommer les représentants des patrons de presse et des journalistes sans avoir pris la peine de sonder les entités concernées.
Lors de la rencontre, les patrons de presse ont également manifesté leur désaccord sur la « stratégie malsaine » d'inciter les journalistes à se retourner contre leurs responsables de rédaction voire leurs patrons de presse, en effectuant la démarche de demande de carte professionnelle auprès de la commission créée par le ministère, et ce, malgré la position exprimée par leurs rédactions.
Saisine du ministère de la Communication
Après avoir entendu les discussions, le président de la commission contestée Nicolas Rabemananjara a affirmé que sa mission se limitait uniquement à assurer le bon déroulement de la délivrance de la carte professionnelle des journalistes. Et lui d'affirmer qu'il appartenait aux entités concernées de trouver la solution aux problèmes actuels.
Pour leur part, les patrons de presse membres du Gepimm ont adopté, à l'issue de la réunion, la décision de saisir  officiellement le ministère de la Communication pour lui demander de dissoudre l'actuelle commission de délivrance de la carte de presse professionnelle et de procéder à la création d'une nouvelle conformément aux dispositions légales prévues par la loi portant Code de la communication médiatisée.
L'Ordre des journalistes de Madagascar recevra également une copie de la lettre de saisine afin qu'il puisse prendre ses responsabilité et organiser les assemblées générales des journalistes pour désigner les représentants respectifs des journalistes et des patrons de presse qui iront siéger dans la commission. Le ministère de la Communication sera aussi invité à désigner le sien.
Une copie sera également adressée à la commission créée par le ministère de la Communication pour l'informer de la position des patrons de presse. Notons également que le président de la commission a indiqué qu'il allait de son côté s'entretenir avec le ministre de la Communication pour tenter de trouver une solution...
Ceci étant dit, les participants à la réunion étaient d'avis que les positions n'étaient pas forcément  inconciliables. Lors de la rencontre, l'éventualité d'une reconduction de Nicolas Rabemananjara à la tête de la commission a été même évoquée, à la condition bien évidemment que la commission en question soit créée dans les règles de l'art. Une manière de dire que les revendications pour une dissolution de la commission n'est pas une question de personne mais bien un souci de respect des textes.
Si les patrons de presse ont été entendus par le président de la commission , reste donc à savoir s'ils seront écoutés par le ministre de la Communication et si ce dernier saura faire preuve de bonne volonté pour trouver une solution au blocage actuel. A défaut, le Gepimm, qui a la même position que les responsables de rédactions et journalistes signataires de la déclaration commune de refus de la commission créée unilatéralement par le ministère, envisage de confectionner ses propres cartes maison…
La Rédaction

2 Commentaires

  • Posté par Rivonala Razafison
    vendredi, 09 février 2018

    Je savais déjà que le processus de renouvellement de carte en son état actuel irait capoter.

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  • Posté par Ruddy RABENJAMINA
    vendredi, 09 février 2018

    Désolé Mr Nicolas Rabemananjara, mais vous êtres aux mauvaises endroit cette fois ci.
    "...les revendications pour une dissolution de la commission n'est pas une question de personne mais bien un souci de respect des textes..."

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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