Publié dans Politique

8 mars - La Première Dame peu convaincue par son propre discours

Publié le jeudi, 08 mars 2018

Comme chaque année, Voahangy Rajaonarimampianina n’a pas failli à son habituel discours à l’occasion de la journée internationale de la femme. De plein gré ou forcé ? En tout cas, dans une vidéo d’une durée de 6 minutes relayée par plusieurs supports, ce fut avec le visage quasiment figé que la Première Dame a félicité les femmes malagasy. Elle a également exprimé une pensée particulière pour les femmes qui font face à des difficultés, qui subissent des violences, et qui ne peuvent jouir de leurs droits. Malheureusement, le semblant de profondeur du discours de l’épouse du Président ne collait pas avec l’expression de son visage. Ni sourire, ni compassion, et pas la moindre émotion ne se lisaient sur le visage de la First Lady malagasy. L’on est même tenté de croire qu’elle faisait presque son allocution à contre cœur. Peut – être trop occupée à lire son texte sur un prompteur, elle a oublié d’accorder ses expressions faciales aux émotions de circonstance avec un tel discours. De la part d’une Première Dame, l’on est bien loin des discours enflammés et très engagés de Michelle Obama, l’ancienne First Lady américaine  ou encore d’autres icones féminines à l’étranger en pareille occasion.



« Discours fleuve »

A défaut d’une vidéo qui suscitait beaucoup de commentaires sur les réseaux sociaux. Certains parlaient d’un « discours forcé », tandis que d’autres s’interrogeaient carrément avec une once d’ironie « si la femme du Président venait d’apprendre un décès ».  Des commentaires négatifs qui n’ont pas manqué d’être filtrés vite fait par l’administrateur de la Présidence de la République de Madagascar. L’année dernière, Voahangy Rajaonarimampianina était déjà au cœur de critiques pour les mêmes raisons. Au final, l’équipe de la Première Dame a encore failli dans sa communication. A y voir de plus près, le message de Voahangy Rajaonarimampianina se classe parfaitement dans la catégorie des « discours fleuves » selon la qualification du quotidien français « Le Monde ».  Dans une chronique spéciale pour la journée du 8 mars intitulée « Chères Premières Dames, voici votre discours officiel aux femmes africaines », la chroniqueuse Sarah-Jane Fouda décrit avec brio le modèle standard de discours que tient le plus souvent une Première Dame en Afrique.  « Vous l’aurez compris, très chère Première Dame, il s’agit de bien parler pour ne rien dire », poursuit la chroniqueuse. Bref, notre Première Dame, Voahangy Rajaonarimampianina n’a pas dérogé cette règle de
la version Madame du « Code universel du discours africain », et ne s’est nullement démarquée, comme d’habitude !
Sandra R.

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Editorial

  • HVM, que reste-t-il ?
    Alors que toutes les formations politiques, du moins celles dignes de leur stature, resserrent les rangs pour affronter la course en vue de la magistrature suprême, le parti du Président démissionnaire Hery Rajaonarimampianina s’effrite. Le parti au pouvoir va en ordre dispersé.  Les démissions se succèdent. Une défection cache une autre ! A ce rythme, le parti présidentiel, une formation politique, sûre de sa puissance, à  l’époque, et qui défiait avec un certain orgueil et d’une fierté, mal placée, les autres serait d’ici peu une carcasse d’ossements, sans âme, ni corps,  l’ombre de lui-même ! Les « départs définitifs » se poursuivent. Et la liste n’est pas exhaustive !

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