Publié dans Politique

Procès en appel aujourd’hui - Un enregistrement sonore blanchit Houcine Arfa

Publié le jeudi, 08 mars 2018

« Au fond de ce dossier-là, il n’y a rien ». Tels sont, en substance, les propos du juge d’intsruction Haingo Ramiandrisoa, magistrat en charge du dossier Houcine Arfat au moment où celui-ci était encore en instruction, dans un enregistrement sonore qui circule depuis hier dans le milieu médiatique. Un élément nouveau qui tend à disculper l’ancien conseiller à la sécurité de la Présidence de la République, du moins des charges qui sont retenues contre lui dans l’affaire qui passe en appel ce jour.


Le pire (ou le meilleur, c’est selon) est à venir pour certains. Dans sa contre-attaque contre ceux qui s’en sont pris à lui lors de son séjour chaotique en terre malagasy, Houcine Arfa  semble avoir choisi d’envoyer ses munitions au compte- gouttes et d’aller crescendo en réservant les plus meurtrières pour la fin. Après les révélations sur les agissements d’un conseiller spécial du Chef de l’Etat malagasy, lequel, selon l’ex-pensionnaire de Tsiafahy, serait parmi ceux qui auraient œuvré pour sa descente aux enfers (voir notre édition d’hier), un fichier audio d’une durée de deux minutes circule depuis hier dans le milieu médiatique. Un élément sonore dont la teneur fera sans doute l’effet d’une bombe dans ce dossier déjà explosif. Il s’agit en effet de l’enregistrement d’une conversation tenue entre le juge d’instruction, Haingo Ramiandrisoa, en charge du dossier Houcine Arfa, et une tierce personne et durant laquelle le premier se voulait délibérément être rassurant envers la seconde en affirmant sans ambage que « il (Houcine Arfa , Ndlr) ne va jamais croupir en prison car au fond de ce dossier-là, il est vide » (sic). Auparavant, le magistrat de dissuader même son interlocuteur (trice) d’ « aller à gauche et à droite » pour demander de l’aide, au risque pour ce(tte) dernier(ère) de se faire « plumer ». Des faits qui amènent à se poser des interrogations, surtout au vu de la tournure prise par les événements par la suite.

Bouc émissaire

Car il se trouve que, finalement, Houcine Arfa a été condamné à trois ans de prison ferme à l’issue de son procès. Une issue qui, force est de le constater, est aux antipodes de l’appréciation du dossier par le magistrat instructeur. Dans tous les cas, il ne serait pas exagéré de dire que, si ce dernier était à la place du juge ayant statué sur l’affaire, s’agissant d’un « dossier vide », il aurait assurément conclu à un non-lieu. L’on sait que dernièrement, le même juge Haingo Ramiandrisoa a été appréhendé et déferré au Parquet d’Ambatolampy en étant soupçonné d’être impliqué dans l’évasion de l’ancien détenu de Tsiafahy. D’aucuns considèrent qu’il s’agit là d’une manœuvre destinée à faire de ce haut magistrat le bouc émissaire tout trouvé afin de faire diversion dans une affaire qui est en train d’éclabousser les plus hautes sphères du pouvoir.   Quoi qu’il en soit, l’appel interjeté par Houcine Arfa, par l’entremise de ses avocats, étant prévu être à l’instance aujourd’hui, l’on saura si c’était sur la base du même « dossier vide » présenté à l’instruction que l’ex-instructeur de la garde prétorienne de Rajaonarimampianina a été condamné en premier instance. Auquel cas, on ne peut que se poser des questions sur le « déclic » qui aurait bien pu amener à conclure à la culpabilité de l’accusé et au verdict de trois ans d’emprisonnement ferme à son encontre.
La Rédaction

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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