Publié dans Politique

Initiative pour l’Emergence de Madagascar - La population d’Ambilobe mise à contribution

Publié le dimanche, 11 mars 2018

Après une célébration enflammée de la journée internationale des femmes le 8 mars, l’ancien président de la Transition Andry Rajoelina a enchainé sa visite à Ambilobe par la présentation de sa fameuse Initiative pour l’Emergence de Madagascar (IEM). Ce fut au cours d’un rassemblement à l’hôtel « Les lémuriens » à Ambilobe le vendredi 9 mars dernier. D’emblée, le président de l’IEM a expliqué les principales motivations et objectifs de cette initiative qui est de « garantir un développement immédiat et rattraper le retard de Madagascar qui tient malheureusement la 5ème place parmi les pays les plus pauvres du monde ». Notables, autorités locales, opérateurs économiques et jeunes intellectuels ont répondu présents au cours de cette descente dans le District d’Ambilobe, Région Diana. L’ex – homme fort du régime transitoire n’a pas manqué de rappeler le projet de son épouse Mialy Rajoelina en vue de la mise en place d’une usine de production d’énergie à base d’éthanol en guise d’alternative à l’utilisation de charbon de bois. Un projet qui devrait créer beaucoup d’emploi dans la localité d’Ambilobe qui regorge de richesses minières comme l’or ainsi que de richesses marines.


 Desiderata et solutions
 Ce fut l’occasion pour le leader de l’IEM d’écouter les doléances, desiderata ainsi que les solutions proposées par les habitants d’Ambilobe pour leur propre développement. Parmi les personnes qui ont participé aux débats figurent un grand nombre d’employés de l’usine sucrière SUCOME (ex – SIRAMA), à l’instar de Tombo Modeste, agent technique qui compte 35 ans de service à la SIRAMA. Il a vivement interpellé sur la présence, ou plutôt l’occupation chinoise à Madagascar. « Tout s’achète à Madagascar y compris le Gouvernement. Telle est la devise des Chinois », déplore – t – il. En guise de solution, il suggère que l’Etat considère particulièrement le droit des travailleurs malagasy car selon lui « les Chinois n’ont pas peur de bafouer les droits des employés ». Il souligne aussi que dans les contrats de travail, les Chinois s’engagent à respecter les droits des employés et risquent une résiliation de contrat mais l’application dans la réalité est toute autre. Pour sa part, Louison Tombo, un éducateur de jeunes a abordé le problème délicat des « Foroches » dans cette partie nord de l’île. « Nos terrains ont besoin d’être réhabilités. L’absence des espaces de loisirs et de sports ainsi que le chômage poussent les jeunes à sortir du droit chemin », révèle – t – il. Des idées qui ont été notées et prises en considération par Andry Rajoelina et son équipe. Le président de l’IEM a préconisé la mise en place d’un cercle de réflexion pour centraliser les idées.
 Recueillis par Sandra R.

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Editorial

  • Qu’elle se fâche !
    Un quotidien de la place, proche du régime, titrait à la Une de son journal ce week-end dernier « L’Union africaine se fâche ». Ce média faisait longtemps référence, journalistiquement parlant, dans le pays. Mais depuis que son patron fit allégeance au grand manitou du pouvoir en place, il va à contre-sens du vent qui souffle à travers tout le pays, en ce moment, et change son fusil d’épaule. Petite parenthèse !   Après avoir pris acte des rapports des émissaires dépêchés dans la Grande île, le président de la Commission de l’Organisation de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, aurait tapé sur la table. En fait, devant l’échec sans appel de la médiation initiée par l’Organisation continentale dirigée sur place par le diplomate algérien Ramtane Lamamra, l’envoyé spécial, en coordination avec Joaquim Chissano, de la SADC et d’Abdoulaye Bathily de l’ONU, l’Union africaine (UA) se fâche. Elle déplore, dit-on, l’« intransigeance » des parties concernées. Vu…

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