Publié dans Politique

Soupçon de corruption à l’Enmg - Des preuves réduites en cendres !

Publié le lundi, 12 mars 2018

Coup de théâtre à l’Ecole Nationale de la Magistrature et des Greffes (Enmg). Alors que l’enquête relative aux soupçons de corruption au sein de cet établissement n’est pas encore bouclée par le Bureau indépendant anti – corruption (Bianco), les preuves ont été réduites en cendres. Avant – hier, des sources concordantes ont révélé qu’un éminent responsable du ministère de la Justice, aurait été à la tête d’une délégation qui a fait une descente à l’Enmg sis àTsaralalàna.

Par la suite, un huissier aurait brisé le scellé effectué à la porte de la salle contenant les feuilles de copies qui devaient servir de preuves dans l’enquête. Rappelons que lors d’une déclaration sur cette affaire, le Directeur Général du Bianco, Jean Louis Andriamifidy faisait part de « preuves accablantes » contre les personnes incriminées dans cette affaire.
Selon une source à Ambohibao, l’équipe du Bianco n’était au courant de ce bris de scellé, qui constitue une infraction flagrante, qu’hier. Un huissier a donc été envoyé pour constater les faits. On s’interroge également s’il existe une ordonnance qui permet ce genre de procédure. Au cours de notre passage sur les lieux, les copies – ou du moins ce qui en restaient – ont  été déjà complètement calcinées et des restes de fumées s’échappaient encore de la salle en question. Selon l’avis d’un juriste, « ce genre de manœuvre s’apparente à une destruction de preuves alors qu’en principe, un scellé ne peut être brisé qu’au terme d’une enquête ». D’autant plus que le scellé a été réalisé par l’huissier du Bianco, il revient au même huissier de rompre le scellé le moment venu. Ce qui amène à s’interroger davantage sur les dessous de cette manœuvre.
Qui veut étouffer l’affaire ?
Rappelons que l’affaire a éclaté il y a environ un mois. Des soupçons de corruption dans les épreuves effectuées dans le cadre du concours d’entrée à l’Enmg ont été révélés au grand jour. Saisi de l’affaire, le Bianco n’a pas tardé à démarrer une enquête. Pour sa part, le ministère de la Justice a fini par sortir de son silence le 22 février dernier en annonçant que les épreuves de présélection sont annulées et seront à refaire. Une mesure prise « dans le souci de préserver la fiabilité des résultats du concours et pour éradiquer toute suspicion entourant  son déroulement », selon les explications du ministère. De nouvelles épreuves devront se tenir dans les semaines à venir. Le Directeur Administratif et financier, pointé du doigt dans cette affaire de corruption, a été déjà limogé en conseil des ministres.
Alors que la Garde des Sceaux avait plaidé pour une nouvelle confiance de la population envers la justice, ce nouveau scandale n’a fait qu’empirer les choses. D’autant plus que des indiscrétions ont laissé entendre que des progénitures de hauts responsables ont participé à ce concours. Ce qui implique que ces « hauts responsables » ont tout intérêt à ce que les preuves soient détruites. A suivre de très près !
Sandra R.

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Editorial

  • Quel message !
    100 ans ! S’il était encore resté vivant, parmi les siens, Madiba aurait 100 ans mercredi dernier. En effet, Nelson Rolihlahla Mandela, de son vrai nom, est né le 18 juillet 1918 à Mvezo, dans la province de Cap et mort à l’âge de 95 ans, le 5 décembre 2013 à Johannesburg, Afrique du Sud.Faisant partie d’une rare élite noire dans une République sud-africaine (RSA) ségrégationniste, dirigée d’une main de fer par les Blancs, Nelson Mandela, avocat de son état, s’engagea dès son jeune âge dans la lutte contre toutes formes d’injustice, d’inégalité et de non-respect des droits humains. Il fonçait tout droit dans la bataille, parfois armée, contre la politique de ségrégation raciale appliquée par les tenants du pouvoir.

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