Publié dans Politique

Affaire Société AAA Andranomanelatra - L'Etat américain conscientise le régime malagasy

Publié le lundi, 12 mars 2018

La privation de nourriture à des vaches laitières de la société AAA à Andranomanelatra émeut plus d'un. L'interdiction faite par les autorités locales à toute personne d'entrer dans ladite société en constitue la cause principale. Ainsi ceux ayant la responsabilité de nourrir ces vaches ont été interdits d'accès par les forces de l'ordre laissant du coup les vaches laitières à leur propre sort. Les informations obtenues en début de semaine annoncent la mort d'une vache et une autre l'était également depuis peu.

« Le bétail n'a aucun rôle à jouer dans le litige autour de la clôture de AAA. », tient à rappeler l'ambassadeur des Etats-Unis à Madagascar dans un communiqué diffusé sur réseaux sociaux. Une conscientisation en somme des responsables malagasy
qui considèrent ces animaux comme des victimes collatérales de l'affaire entre leur propriétaire et le régime de Rajaonarimampianina. « Il est inadmissible  que la vie de ces animaux sans défense soit mise en danger pour cela », martèle  l'Ambassade des Etats-Unis dans la Grande île. Et pour boucler la boucle de cette conscientisation qui ne dit pas son nom, la missive  spécifie que « la perte de ces ressources en produits laitiers et alimentaires dans un endroit où on a grandement besoin est au-delà de l'entendement ».
De cette réaction de l'ambassade des Etats-Unis à Madagascar, l'affaire des « vaches mortes » à la société AAA s'internationalise. Les Américains affirment « avoir suivi de près la situation et demande au préfet du Vakinankaratra et au tribunal local de trouver une solution immédiate pour mettre fin au déni d'accès du bétail à la nourriture et à l'eau ».
Les internautes défendant la cause du régime s'interrogent sur les réactions, nationales qu'internationales, sur la situation de ces animaux alors que selon eux, personne ne dit mot sur les bœufs des paysans volés par les dahalo. On se demande si les défendeurs du régime mettent ainsi les responsables étatiques au même rang que les brigands….
La rédaction

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Editorial

  • Qu’elle se fâche !
    Un quotidien de la place, proche du régime, titrait à la Une de son journal ce week-end dernier « L’Union africaine se fâche ». Ce média faisait longtemps référence, journalistiquement parlant, dans le pays. Mais depuis que son patron fit allégeance au grand manitou du pouvoir en place, il va à contre-sens du vent qui souffle à travers tout le pays, en ce moment, et change son fusil d’épaule. Petite parenthèse !   Après avoir pris acte des rapports des émissaires dépêchés dans la Grande île, le président de la Commission de l’Organisation de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, aurait tapé sur la table. En fait, devant l’échec sans appel de la médiation initiée par l’Organisation continentale dirigée sur place par le diplomate algérien Ramtane Lamamra, l’envoyé spécial, en coordination avec Joaquim Chissano, de la SADC et d’Abdoulaye Bathily de l’ONU, l’Union africaine (UA) se fâche. Elle déplore, dit-on, l’« intransigeance » des parties concernées. Vu…

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