Publié dans Politique

Descente d’Andry Rajoelina à Ambilobe - Le Premier ministre enquête et menace !

Publié le mardi, 13 mars 2018

Le succès de la descente de l’ancien président de la Transition Andry Nirina Rajoelina à Ambilobe, jeudi dernier, n’a définitivement pas été du goût des dirigeants du Hvm. Pour rappel, une vague orange avait déferlé sur le stade d’Ankarabe lors de la venue de l’ex  homme fort de la révolution Orange jeudi dernier. Un succès qui a visiblement pris au dépourvu le régime actuel. Dans le cadre d’une tournée dans le nord du pays, après une visite à Nosy-Be, le Premier ministre Olivier Solonandrasana Mahafaly s’est ainsi rendu à Ambanja hier dans la journée où il aurait convoqué les autorités locales. Une réunion qui, d’après des sources concordantes, aurait eu pour ordre du jour principal la manifestation tenue par Andry Rajoelina à Ambilobe.

A cette occasion, le numéro Un du gouvernement aurait ainsi demandé des comptes aux représentants étatiques d’Ambilobe par rapport à la manifestation tenue par l’ex-homme fort de la Transition en fin de la semaine dernière. Le Premier ministre aurait, selon nos sources, demandé si la manifestation de l’ex homme fort du pays Andry Rajoelina avait reçu une autorisation. Une question à laquelle les interlocuteurs du Pm auraient répondu par l’affirmative. 

Le locataire de Mahazoarivo aurait ensuite enquêté sur les raisons pour lesquelles Andry Rajoelina s’est vu obtenir une autorisation. La réponse à la question aurait été que la demande aurait été faite au nom d’une association de femmes. « Que chacun supporte les conséquences de ses actes », aurait ainsi fait valoir le Premier ministre. Des propos menaçants qui, s’ils s’avéraient, seraient forts déplorables pour l’image du Pm en particulier et du régime Rajaonarimampianina en général.

En tout cas, les rumeurs  enflent du côté d’Ambilobe depuis cesderniers jours sur des possibles représailles du régime. En effet, des bruits persistant affirment que les tenants du régime Rajaonarimampianina songeraient à faire des représailles. Selon ces informations, le chef de District et le préfet de Région ainsi que les premiers responsables des forces de l’ordre dans la localité d’Ambilobe seraient menacés de révocation, suite à la manifestation d’Andry Rajoelina. Certains élus dans cette partie septentrionale de la Grande île seraient également dans la ligne de mire des gens du régime. En tout cas, les prochains conseils de ministres seront scrutés de près par l’opinion publique.  

La Rédaction

Laissez un commentaire

Assurez-vous d'indiquer les informations obligatoires (*).
Le code HTML n'est pas autorisé.

Fil infos

  • Privation de discours à Vohipeno - La colère très mal placée de Hery Rajaonarimampianina
  • Déplacements de Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina - Le régime aux abois
  • Manifestations publiques interdites - Les catholiques font de la résistance
  • Régime Hvm - S’expliquer pour mieux couler !
  • Rencontre avec les Tananariviens - Manifestation des députés Tim -Mapar maintenue
  • Ramena – Antsiranana II - Abus de pouvoir d’un ancien maire
  • Conjoncture politique - Prédiction d’une semaine… « révolutionnaire » !
  • Ihanta Randriamandranto - « Non à l’anarchie, remettons de la discipline »
  • Rapport des députés du TIM et du MAPAR - Rendez-vous avec les Tananariviens ce samedi à l’Hôtel de ville
  • De Mahajanga à Vohipeno - Week-end noir de Hery Rajaonarimampianina

La Une

Editorial

  • Le mensonge d’Etat
    Richard Yung, sénateur français de « la république en marche », de passage au pays, déclarait à l’issue d’une interview qu’il avait accordée à un quotidien de la place que « la France n’a pas de candidat ». Une déclaration qui laissait évasifs et perplexes les analystes des relations existant entre la France et l’Afrique les cinquante dernières années. Certains même la qualifient de dilatoire. En fait, Mr Yung corrobore ce que le nouveau locataire de l’Elysée, Emmanuel Macron, annonçait devant les étudiants burkinabé à Ouagadougou le 28 novembre 2017 selon lequel « qu’il n’y avait pas de politique africaine de la France ».

A bout portant

AutoDiff