Publié dans Politique

Destruction de preuves à l’ENMG - Le Bianco décide de poursuivre les enquêtes

Publié le mardi, 13 mars 2018

Contre vents et marées ! « Le Bianco confirme sa volonté d’aller de l’avant et de continuer les enquêtes, malgré l’éventuelle disparition de certains éléments potentiels de preuves, déjà sécurisées dans des locaux dûment scellés par un huissier », peut – on lire dans un communiqué hier. Moins d’une semaine après les évènements scandaleux survenus à l’Ecole nationale de la magistrature et des greffes, le Bureau indépendant anti – corruption est sorti de son silence par rapport à cette affaire à travers quelques précisions.  Rappelons que jeudi dernier, les feuilles de copie des candidats, ainsi que les procès –verbaux, et tous dossiers relatifs aux épreuves organisées respectivement les 6 et 7 février derniers dans le cadre du concours d’entrée à l’ENMG ont été brûlés dans les salles pourtant mis sous scellés par un huissier de justice.  Une destruction flagrante de preuves qui semble vouloir handicaper l’équipe d’Ambohibao dans ses investigations.  Sur cette lancée,  le Bianco affirme qu’il  « déplore les conséquences de tels agissements, du fait que ces dossiers brûlés font partie des éléments d’enquêtes concernant les suspicions de corruption et  infractions assimilées dans l'organisation desdits concours ».
Perte de crédibilité
Pointé du doigt après cet épisode méprisable, le Bianco  précise également que l’équipe d’Ambohibao « n'avait pas eu connaissance de l'intention du ministère de la Justice et de l'ENMG de briser les scellés des portes des salles sécurisant les feuilles de copie des candidats, les procès-verbaux des concours, ainsi que tous dossiers y afférents, afin de les brûler ». Le Bianco soutient aussi que « la sécurisation des concours administratifs est un axe majeur dans les efforts de lutte contre la corruption à Madagascar ». Une sécurisation dont le principal enjeu est de garantir l’égalité des chances des candidats qui désirent intégrer les établissements administratifs sans recourir à la corruption. Enfin, le Bianco regrette  également que ces évènements malheureux risquent de renforcer la perte de confiance  des citoyens envers ces concours et auront un impact sur la crédibilité du processus de recrutement des élèves magistrats et greffiers.  Jean Louis Andriamifidy et consorts ne baisseront donc pas les bras en dépit des manœuvres de sabotage de l’enquête. Reste à savoir si, outre le directeur administratif et financier déjà sur la sellette dans cette affaire, d’autres têtes de « suspects » ou « coupables » vont tomber ou pas.
Sandra R.

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Editorial

  • Coudées franches.
    Réunie en séance privée dans la matinée du mercredi 13 février 2019, la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) déclara conforme à la Constitution la loi 2019-001 autorisant le président de la République à légiférer en lieu et place du Parlement, et pour cela, dans un cadre bien déterminé pour  un temps limité. Rappel, le nouveau Chef d’Etat Rajoelina Andry Nirina, évitant tout risque d’un vide institutionnel pouvant bloquer les actions d’urgence du Gouvernement, soumit au Parlement une loi l’autorisant à légiférer par ordonnance en l’absence du parlement. Au final, les deux chambres ont voté la loi 2019-001 soumise par l’Exécutif. En effet, le 1 er février, l’Assemblée Nationale  l’adopta par une large majorité. Tandis que, le Sénat fit de même le 5 février. Ainsi, sollicitée par le président, pour le besoin du contrôle de constitutionnalité, la HCC décida la  conformité de la loi votée et prit le soin de délimiter le…

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