Publié dans Politique

Accaparement de terrain à Ivato - Un haut gradé militaire dans la ligne de mire des riverains

Publié le lundi, 19 mars 2018

Scène de troubles à Ivato. Un nouveau cas de litige foncier fait jaser les habitants. Cette fois –ci, le conflit oppose un haut gradé de l’Armée aux habitants de cette localité. Au cœur du litige, un terrain de 9 hectares qui a été exploité et aménagé par la population depuis des années. Une horde de militaires, issus de la Base aéronavale d’Ivato (BANI), étaient venus pour démolir les cultures des riverains de la Soute à Bombes sis à Ivato, samedi dernier. Sous les ordres de l’éminent gradé en question, les militaires équipés de tracteur ont commencé leur projet de démolition. Ils n’ont pourtant pas eu le temps de terminer leur « chantier » quand une foule en colère est venue sur les lieux. La foule composée essentiellement des personnes qui ont entretenu le terrain pendant des décennies a alors décidé de s’allonger devant l’engin. Ce qui a empêché les militaires d’avancer. La confrontation a ainsi duré jusqu’à dimanche. « Cela fait plus d’une trentaine d’années que nous cultivons sur ce terrain. Nous avons déjà déposé une demande auprès du service des domaines et ce fut à ce moment que nous avons pris connaissance qu’il s’agit d’un terrain domanial. Ce terrain d’appartient donc pas à l’Armée », confie un riverain qui veut rester dans l’anonymat.


Plainte au tribunal
Le terrain en question, outre sa situation privilégiée, est également très fertile selon les témoignages des riverains. D’où, peut être, l’intérêt de cet officier de l’Armée pour une telle propriété en faisant fi des gens qui l’ont entretenu. Une nouvelle route a été construite et passe par ce terrain. Ce fut d’ailleurs au lendemain de la construction de cette nouvelle axe reliant Soavimasoandro et Ivato que le litige a éclaté au grand jour. La population revendique bel et bien l’exploitation du terrain tandis que le Haut Gradé n’est apparu que tardivement. Interrogé par les journalistes en plein milieu de leur « intervention », le chef d’équipe qui dirigeait les militaires affirmait que « nous sommes soumis à une hiérarchie et ne pouvons nous exprimer. Nous ne faisons qu’exécuter les ordres ». Ceci pour dire que les militaires étaient sous les ordres d’un supérieur hiérarchique pour effectuer cette mission.  Suite à cette confrontation, les habitants ont déposé une plainte auprès du tribunal où l’affaire est prévue avoir une suite cette semaine. A suivre de très près !
Sandra R.

1 Commentaire

  • Posté par ramahay mandimby
    mardi, 20 mars 2018

    rehefa ry rajoelina no mandehandeha mitety tanàna dia inona zany no ataony ?
    amiko propagande alohan'ny fotoana ko zany
    aza dia manao lainga eo re ry journaliste fa ny marina lazaina a!

    Rapporter

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