Publié dans Politique

Les 4 vérités de Fleury Rakotomalala

Publié le mercredi, 11 avril 2018

 

Candidat recalé aux élections présidentielles de 2013, Fleury Rakotomalala livre son point de vue sur la situation actuelle dans le pays.

 La Vérité (+) : Quelles opinions donnez-vous à la situation dans le pays actuellement ?

Fleury Rakotomalala (=) : Ce qui se passe à Madagascar actuellement est un massacre institutionnalisé dont je ne veux pas être complice ;

Madagascar subit et vit des crises cycliques, ceci de manière régulière beaucoup disent que c'est le contexte mondial qui prévaut et on subit les conséquences de la globalisation. On dit aussi qu'on ne produit assez.

Le mal est beaucoup plus profond et les responsables on les sait, et on les voit,  ceux sont nos dirigeants actuels, depuis le sommet au niveau des acolytes de la République. Quelques hommes et femmes commandent la nation actuellement et font la pluie et le mauvais temps (les beaux temps exclusivement pour les apparatchik du pouvoir).  Tous les coups, toutes les opérations, toutes les magouilles, tous les montages et tout ce qui est valorisant : législation, lois foncières, Air Madagascar, JIRAMA...en parallèle le peuple vit dans la misère, dans la pauvreté, dans l'insécurité, dans l'expectative et dans le désarroi sans qu'il espère un lendemain brillant et rassurant.

 (+) : Vous avez pourtant été silencieux ces dernières années

(=) : Depuis presque quatre ans je me suis tu par respect au choix du peuple même si depuis mon élimination de la course à la Présidentielle de ne pas soutenir notre Président actuel, ceci connaissant ses penchants, ses capacités et surtout ses qualités de respect des  paroles données et sa fidélité envers les engagements convenus.

Voilà pourquoi aujourd'hui, il temps que j'exprime ma profonde colère envers ce régime, colère de par les maux, les diverses pressions par menaces verbales et des actes de violences, aussi se taire est une manière de complaire à cette déplorable situation.

J'exporte ceux qui étaient les citoyens, mes amis et entourage à réagir de la même façon 

 Notre pays encore une fois est dans une situation d'impasse, n'accusez pas les futurs dirigeants si demain les prix des produits de première nécessité enregistreront des prix galopant avec la dépreciation conséquente de notre ariary.

 (+) : Pourquoi? 

(=) : Parce qu'on a trop laissé nos dirigeants faire dans le mal mais pas pour le bien de la nation.

 (+) : Dans le court terme, quelle solution préconisez-vous ?

(=) : La solution immédiate exige la décision d'un homme (un vrai) d'Etat ou de Republicain. Je demande au Président de la République de Madagascar de se démettre de son poste : " cher Monsieur Hery Rajaonarimampianina, être à la tête d'un pays n'est pas un travail, c'est une mission. Mieux, c'est pour servir pas pour se servir". Alors vous êtes prié de le quitter. 

 

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Editorial

  • Bataille rangée
    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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