Publié dans Politique

Déplacement à Vohipeno - Andry Rajoelina assoit sa popularité

Publié le dimanche, 15 avril 2018

Popularité intacte. En déplacement dans la partie Sud-est du pays en fin de semaine dernière pour assister notamment à la cérémonie de béatification de Lucien Botovasoa, l’ancien président de la Transition a pu mesurer que sa cote de popularité restait intacte après son départ de la tête du pays, suivi d’un silence de quatre ans. Invité par l’Eglise catholique, Andry Rajoelina est arrivé à l’aéroport de Manakara vendredi dernier à bord d’un vol privé, peu après les avions des chefs de l’Eglise catholique. Même si aucune communication n’a été faite pour annoncer son arrivée, une petite foule de personnes a accueilli l’ancien président de la Transition. Même s’il était à peine visible, sur la route l’amenant vers son lieu de résidence, plusieurs cris scandant son nom ont été entendus. Samedi, après avoir assisté à une messe du côté de la paroisse Notre Dame de l’Assomption de Vohipeno, au sud de Manakara, l’ancien président de la Transition est allé se recueillir sur les rives du fleuve Matitanana, à l’endroit même où le bienheureux Botovasoa avait été décapité et où son corps avait été jeté à l’eau. Avant de rejoindre cet endroit, Andry Rajoelina s’est livré à une séance de bain de foule dans les quartiers qu’il a pu traverser. 

 

Succès total

Rebelote hier dans la mi-journée, où l’ex-président de la Transition a eu droit à un nouveau bain de foule à l’issue de la cérémonie de béatification de Lucien Botovasoa. Il a fallu près d’une heure de temps pour parcourir cinq kilomètres, à la sortie de Vohipeno vers Manakara. Son convoi a littéralement été assailli par des simples citoyens comme des religieux, des jeunes et des moins jeunes représentant les quatre coins de la Grande-île, lesquels ont démontré une fois de plus la popularité de celui que l’on surnomme le Tgv après près de quatre années de silence. Des personnes de tous bords qui ont scandé des « sauver le pays » ou encore « Premier tour dia vita ». « Même les astres plaident en faveur de cet homme », a noté un notable de Vohipeno, qui ne manque pas de remarquer que la pluie a cessé depuis l’arrivée de Rajoelina dans cette partie de l’île. Par rapport à un certain soi-disant adversaire principal d’Andry Rajoelina, dont on ne citera point le nom (voir article par ailleurs), il n’y a pas photo. Pour l’ancien homme fort du pays, le succès a été total. Les évènements de Manakara et de Vohipeno sont symptomatiques d’un même phénomène : la popularité intacte d’Andry Rajoelina à Madagascar. Aux yeux de beaucoup d’observateurs et pour une frange encore importante de la population malagasy, Andry Rajoelina apparaît comme le meilleur gestionnaire possible pour le pays, la personnalité la plus à même de garantir le développement et une croissance inclusive profitable au plus grand nombre.  Incontestablement, les évènements marquant l’actualité de la fin de semaine dernière dans la partie Sud-est du pays auront contribué à renforcer l’aura de celui que beaucoup souhaiteraient voir occuper la fonction de Président de la République dans un futur proche.

Lalaina A.

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Editorial

  • Bataille rangée
    Guerre déclarée. L’escalade de provocations, déclenchée initialement par les maîtres du régime, propulse inexorablement le pays vers la logique de confrontation. Une guerre déclarée dont personne ne sait quel en est la véritable raison. Des troubles inutiles et incompris sciemment fomentés un peu partout.  En face, l’opinion publique, des acteurs pertinents de la société civile, les leaders des formations politiques principalement de l’opposition et même les prélats des Eglises, à l’instar de l’Eglise catholique apostolique romaine (ECAR) ou ceux des Eglises non affiliées au FFKM ne restent pas insensibles. Ils réagissent chacun dans leur propre camp. En fait, ils ne veulent pas rester indifférents et sont déterminés à manifester leur rejet aux dérives dictatoriales, répétées, de ces détenteurs de l’autorité d’Etat. Des tirs croisés, apparemment percutants, atteignent de plein fouet le centre de gravité du pouvoir. Ainsi, le régime doit faire face à une bataille rangée sur plusieurs fronts.Les catholiques, très…

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