Publié dans Politique

Hery Rasoamaromaka convoqué à la Brigade spéciale - La machine de la répression en marche

Publié le mardi, 22 mai 2018

Hery Rasoamaromaka, proche de l’ancien président de la Transition, Andry Rajoelina, a été convoqué par l’équipe mixte d’enquête auprès de la Gendarmerie nationale et de la Police nationale. Le Secrétaire national du MAPAR/TGV est sommé de se présenter au bureau du Service des affaires criminelles et spéciales au Toby Ratsimandrava Andrefan’Ambohijanahary ce jour pour les nécessités d’une enquête. 

Après réception de la convocation qui lui est parvenue en fin de semaine dernière, l’homme a aussitôt réagi pour tenir informer le peuple malgache. Il dit que par cette convocation venant du service affaires criminelles et spéciales, « la machine de répression du HVM est en marche ». Les motifs de cette convocation ne sont pas précisés. Elle intervient en tout cas dans un contexte de manifestations quotidiennes tenues par les députés du MAPAR, du TIM, du MMM et les parlementaires indépendants, sur la place du 13 mai, depuis un mois jour pour jour, pour réclamer la démission du Président de la République malgache Hery Rajaonarimampianina. Samedi dernier, une manifestation de grande ampleur s’est encore tenue sur cette place historique par les députés pour le Changement.  Les informations sur la convocation des membres de l’opposition au pouvoir actuel ont circulé depuis quelques semaines. Parmi les politiciens têtes d’affiche à Analakely, Hery Rasoamaromaka pourrait n’être que le premier à faire les frais de cette répression du HVM. Il pourrait servir de ballon sonde de la part du régime qui attendra certainement de voir la réaction de l’opposition avant de procéder à d’autres convocations voire arrestations. Dans un discours prononcé devant ses hommes, il y a quelques semaines, le Secrétaire d’Etat à la gendarmerie nationale, le Général Gérard Randriamahavalisoa, avait affirmé qu’ils n’agiront qu’une fois que le mouvement des députés prendra fin. Le pouvoir a manifestement décidé de passer à l’action bien avant le terme du mouvement du collectif des 73 députés.

Deux poids, deux mesures

En tout cas, Hery Rasoamaromaka n’a visiblement pas peur et ne se reprocherait rien. Il a donc décidé de répondre en toute responsabilité à la convocation. Un certain nombre de personnes de mettre en relief toutefois le deux poids, deux mesures du régime HVM dans le traitement de cette affaire.  Alors que la convocation de Hery Rasoamaromaka a été express, celle d’un sénateur HVM tarde. Au mois d’avril 2017, le Sénateur Riana Andriamandavy VII avait amené des gros bras à Ambohibao pour caillasser le portail de l’enceinte du Bureau indépendant anti-corruption afin de réclamer la libération de Claudine Razaimamonjy qui était alors auditionnée par le BIANCO pour corruption. Jusqu’ici pourtant, le sénateur HVM n’est pas inquiété. Il continue de se pavaner comme si de rien n’était. Un an après les faits, la Justice n’a donné aucune suite à cette affaire. Les plaintes déposées par le Syndicat des magistrats de Madagascar et par sa présidente Fanirisoa Ernaivo qui poursuit le sénateur pour menace de mort par SMS semblent avoir été rangées dans les tiroirs de ce régime. Un « Soit Transmis » avait pourtant été émis par le Procureur général près la cour d’Appel de l’époque pour que le Sénateur Riana Andriamandavy VII soit enquêté et éventuellement déféré. Force est en tout cas de constater que le régime HVM continue ses provocations à l’endroit des députés « pour le changement » et de l’opposition en général. Ces agissements ne sont pourtant pas propices à l’instauration de l’apaisement pour au contraire remettre encore plus d’huile sur le feu.

La Rédaction

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Editorial

  • Problème d'éthique !
    En 15 +2 jours de la nomination du Premier ministre de consensus (PMC), la situation politique malagasy n'a rien évolué. Nommé le 4 juin 2018, Ntsay Christian n'est pas encore sorti de l'auberge. En dix jours d'existence, le Gouvernement tente, tant bien que mal, de démarrer.Sur la Place du 13 mai, la tension ne baisse pas.

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