Publié dans Politique

Mouvement des 73 députés - Rasoamaromaka H. accusé d’atteinte à la sûreté de l’Etat

Publié le mardi, 22 mai 2018

Notre titre d’hier « La machine de la répression en marche » concernant la convocation de Hery Rasoamaromaka auprès de la Brigade spéciale au Toby Ratsimandrava s’est avérée. Pour des raisons de santé, le secrtétaire national du MAPAR/TGV ne s’est pas pointé, à l’heure et au jour indiqués dans sa convocation en se faisant représenter par son avocat. De cette absence et sans attendre, les enquêteurs lui ont de nouveau envoyé une seconde convocation pour une audition de ce jour à 9 heures toujours au même endroit. 

Mais à la plus grande surprise de tous, c’est que Hery Rasoamaromaka est aussi accusé « d’atteinte à la surêté intérieure de l’Etat » suivant une plainte déposée le 24 avril dernier, soit trois jours après le début du mouvement des 73 députés à la place du 13 mai. Ainsi, c’est désormais prouvé, en dépit de la négation d’une voix autorisée au sein du Tribunal d’Antananarivo, que des dossiers sur les meneurs de ce mouvement de contestation existent bel et bien. Gardés au chaud au fond du tiroir, ils y sortent au moment opportun. Les bruits,  pourtant réfutés par cette personnalité du Tribunal, évoqués au lendemain de la descente sur la place du 13 mai, de cette menace d’enquête et d’arrestation des présumés dirigeants du mouvement et ceux qui sont accusés d’être mêlés de près ou de loin. Des politiciens, des simples manifestants, des journalistes et des opérateurs économiques figureraient sur cette liste noire des personnes à convoquer. Hery Rasoamaromaka la personne à ouvrir le bal, d’autres pourraient le suivre d’ici peu tant que cette machine de la répression est encore en marche. 

A  noter que cette accusation d’atteinte à la sûreté interieure de l’Etat ne figurait pas dans la première convocation d’hier où seuls les chefs d’inculpation de violence et voies de fait ainsi que menace verbale sont mentionnés. Cette plainte a été déposée par le sénateur Olivier Rakotovazaha le 3 mai dernier et concerne non seulement Hery Rasoamaromaka mais également quelques députés dont Hanitra Razafimanantsoa et Tinoka Roberto. On s’interroge ainsi si quelque part, ce sécretaire national du MAPAR/TGV est considéré comme le maillon faible de la chaîne sinon comment expliquer sur la célérité du traitement de son dossier. En dépit des appréhesions des uns et des autres, Hery Rasoamaromaka affirme haut et fort qu’il répondra présent à cette convocation aujourd’hui et fera face à ses enquêteurs au bureau du service des affaires criminelles et spéciales.

La rédaction 

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Editorial

  • Problème d'éthique !
    En 15 +2 jours de la nomination du Premier ministre de consensus (PMC), la situation politique malagasy n'a rien évolué. Nommé le 4 juin 2018, Ntsay Christian n'est pas encore sorti de l'auberge. En dix jours d'existence, le Gouvernement tente, tant bien que mal, de démarrer.Sur la Place du 13 mai, la tension ne baisse pas.

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